J’habite à Twitterland (archive de mes articles Lepost.fr)

J’habite à Twitterland

29/06/2011 à 19h27 | 3843 vues | 4 réactions

Voilà déjà deux ans que j’ai pris un cabanon (compte) sur Twitter
twitter
Tout a commencé il y a deux ans lorsque j’ai suivi petit jeune fou du web sur Twitter. Cependant, j’ai vite déchanté lorsque j’ai vu qu’ il vivait déjà en coloc’ avec au moins 5000 fans (followers). Bonjour l’intimité !

Au début, j’étais perdue. Les voisins n’étaient pas accueillant. Et puis, comme tout bon informaticien je n’avais pas ouvert la doc des lieux. Par ailleurs, je ne m’impliquais pas dans les activités de la copropriété. C’était juste bonjour, bonsoir…(un tweet par çi , un retweet par là). Alors, j’ai beaucoup observé les habitants de ce village gaulois. Un milieu tout de même assez fermé, avec ses rites (#FF, #jeudiconfession…) et ses codes (les hashtags #). Peu à peu, j’ai commencé par m’inviter chez les voisins les plus en vue du village (les influenceurs) que j’avais identifié en lisant la gazette du pays (le classement WIKIO).

Il y a encore un an, je me sentais bien seule. Depuis, plusieurs membres de ma tribu (ma liste) sont venu habiter dans le village bien qu’ils gardent encore un appartement dans le village d’à côté (Facebook). Maintenant, nous nous recevons et plaisantons à toute heure du jour ou de la nuit. Nous aidons aussi les jeunes à s’installer et nous les encourageons (via les retweets et les FF).

Nous avons des relations avec les membres des autres tribus et avec les seigneurs de ces lieux (les blogueurs influenceurs). Il y a aussi pas mal de journalistes (47% habiteraient les lieux). Alors, nous les croisons parfois et nous échangeons des amabilités au détour d’un tweet.

De nombreux voisins ne dorment pas ou alors se couchent très tard. En fait, beaucoup sont insomniaques et font du bruit (twittent) jusque tard dans la nuit. Il n’y a que vers 5 heures que les rues (la Time Line) sont désertes. Seul l’épicier du village (@guybirenbaum) ouvre de bonne heure et je le croise parfois lorsque je tombe du lit. On peut aussi allez boire une bière au comptoir de la Comète avec @jegoun qui aura toujours une anecdote politique à raconter ou un conseil informatique à donner.

Il n’y a pas d’insécurité dans le village. Moi ma porte n’est pas fermée à clé.D’autres ont bouclé leur appart car ils avaient déjà trop monde qui squattait chez eux. Parfois je m’engueule avec certains (twitt clash). Mais bon, après il ne sont plus invité chez moi et basta (unfollower). Mais bon, je vois qu’on nous met de plus en plus de pub dans les boîtes aux lettres et ça m’énerve. Faut dire que le loyer est gratuit et il faut bien que le proprio ramasse un peu de pognon.

Depuis peu c’est aussi la campagne électorale à Twitterland et nous avons de plus en plus de politiciens qui viennent nous démarcher à domicile. Certains nous laissent seulement leur pub mais d’autres comme @delphinebatho ou @najatvb discutent un peu avec nous. C’est sympa.

Bon, maintenant je m’y sens bien à Twitterland et j’ai repris un bail pour au moins un an.

L’internet à l’heure estivale

L’été l’activité sociale sur le net se met au ralenti sauf pour quelques accros comme moi qui tentent désespérément de rester connectés…
 

Twitter est entré en pleine torpeur estivale. Nombreux professionnels tweetant durant leurs activités pro ne sont plus là et ceux qui restent font probablement la sieste au moment où on y traîne son avatar.
A cette période , le RS est surtout encombré d’ados désoeuvrés qui passent leurs journées à tweeter sur leurs stars préférées ou sur les dernières aventures cathodiques  de leurs héros de téléréalité.  On se rend compte de cette prise de pouvoir lorsqu’on ne comprend plus ce qui est indiqué (avec plus ou moins de fautes d’orthographe) dans les TT (trending topics).
Bref, c’est le N E A N T.
L’ennui est tel qu’on essaie même de remettre ses tongs sur Facebook. Hélas, au bout de quelques minutes on craque. Le réseau social est devenu obèse avec une présentation boursouflée inutilisable sur un mobile.
Pour moi, le plus de ce RS est l’interaction avec ses « amis ». Le problème lorsqu’ on est pas venu depuis très longtemps, c’est qu’on ne connaît plus ces fameux  « amis» et donc cette fonctionnalité perd beaucoup de son intérêt.
 Alors on zappe d’un clic sur Instagram. L’appli a le mérite de nous faire voyager  avec les photos de vacances des instagrammers de tous les pays ou de nos amis virtuels. Faute de les lire en 140 caractères, on les retrouve en image (et maintenant aussi en vidéo de 15s) les doigts de pieds en éventails devant une grillade et un verre de rosé.
Et Oui, il faut l’avouer , on poste aussi quelques photos retouchées pour combler nos pulsions narcissiques.
Mais, bon l’overdose de monuments et de plages ensoleillées, au bout d’un moment, ça lasse aussi.
Alors, les neurones en mode économie d’énergie, on file sur Pinterest pour épingler quelques jolies  images piquées de çi , de là. Mais, le drame c’est que le cerveau gauche redemande rapidement à fonctionner de nouveau.
Au final, on se demande ce qu’est devenu Google+ depuis un an et là faut reconnaitre que c’est plutôt une bonne surprise avec une lecture plutôt fluide des publications de nos cercles. Voilà un RS qui a évolué dans le bon sens.  Mais, il y a toujours aussi peu de monde qui publie vraiment.
Bon les accros d’internet, faut bien se rendre à l’évidence : l’été, c’est l’ENNUI. Vaguement déprimé, il faut se laisser aller à ne rien faire, à ne rien penser. Il faut juste se laisser guider par le bruit des cigales vers un transat au fond du jardin. Oui, c’est reposant de se vider la tête en regardant les nuages…
Puis, soudain, se rappeler qu’on a pas synchronisé ses dernières photos de famille avec son « cloud » et songer que le néant du net en période estivale ferait un article sympa pour son blog.

On ne se refait pas…Vivement septembre.