Pourquoi j’ai abandonné Facebook

Ne m’en veuillez pas les « amis » mais, cela fait un moment que j’ai abandonné Facebook. Je sais que je suis partie comme une voleuse et que vous avez le droit à quelques explications.



Le manque de temps  

Même si je passe plus de temps que de raison sur Internet, entre les blogs, Twitter, Instagram, Pinterest et quelques incursions sur Google+, je n’ai pas le temps de tout lire. Même quand on utilise tous les outils possibles pour aller plus vite, il est humainement impossible d’être partout. J’ai bien essayé un temps de publier sur Facebook mes tweets. Mais, cela n’avait aucun sens. Même si depuis peu Facebook s’est mis au # (hashtag),  certaines publications y avaient l’air complètement décalées.  

Trop d’amis tue l’amitié
C’est vrai que j’ai été un peu trop boulimique sur ce réseau social. Et trop d’ « amis » tue l’amitié. Le principal intérêt et avantage de Facebook par rapport à d’autres réseaux sociaux ce sont les échanges. Cette interactivité est perdue lorsqu’il y a trop de monde.  On arrive plus à connaître les gens et au final on s’ignore. C’est dommage.

L’interface mobile de Facebook me rebute

J’utilise principalement mon smartphone en journée pour me connecter sur les réseaux sociaux. Même si la toute dernière version présente une nette amélioration, je trouve que l’appli mobile de Facebook est touffue et illisible. Bref, je n’ai pas envie d’y aller. En cela la simplicité de Twitter est un avantage (même avec l’arrivée du fil bleu qui agace). 

Facebook ce vendu qui abuse de vos données personnelles

Les informations publiées sur Facebook peuvent être utilisées contre vous. Même si j’ai toujours fait attention, Facebook est maintenant très utilisé par de nombreuses personnes pour en savoir plus sur vous.  J’ai même lu quelque part qu’une banque avait refusé un crédit à quelqu’un sous prétexte que ses « amis » Facebook n’étaient pas solvables. Non mais où va-t-on ? Facebook se goinfre de nos données personnelles. C’est son fond de commerce. Quand on le sait, on fait avec. Tant que c’est juste pour tenter de vous fourguer des trucs dont vous n’avez pas besoin, ce n’est pas dramatique. Mais lorsque c’est pour disposer d’une gigantesque base de données où la terre entière serait fliquée et ceci volontairement, c’est une autre histoire. Je ne peux croire Zuckerberg aussi machiavélique (ou peut-être un peu). Cependant, depuis l’affaire PRISM, je me pose des questions et je relis cet article ci et celui-là sous un autre angle. 

Alors, faut-il supprimer son compte Facebook ?

Je n’ai pourtant pas supprimé mon (mes) compte(s). Plus qu’un sursaut de la firme de Zuckerberg en faveur des libertés publiques, je pense qu’il vaut mieux maintenir son compte et le maîtriser plutôt que de ne pas y être. Cela pourrait paraître suspect pour certains et d’autres pourrait être tentés d’usurper votre identité. Et puis prendre des nouvelles de la famille et des vrais amis éloignés par ce canal de temps en temps c’est bien pratique.

Du follow et de l’unfollow (qui me font vraiment râler)

         Depuis que j’ai pris mon cabanon sur Twitterland,  j’ai obtenu des followers au fil du temps. Si bien qu’au bout de 4 ans de pratique assidue (+de 10 K de tweets quand même), j’arrive à un peu plus de 1200 abonnés pour 1700 suivis. Comme en bonne addict de l’info, je suis pas mal de journaux/journalistes, mon ratio n’est pas terrible mais bon je ne me plains pas. Néanmoins, dans cette histoire de follow (et d’unfollow), il y a tout de même des trucs qui me hérissent les plumes. 



Ceux qui te suivent en gros

Ainsi, les vendeurs de machins&bidules adeptes du « mass-follow » vous pouvez passer votre chemin. J’en ai marre de ces rigolos qui vous « unfollow » deux jours plus tard.  D’ailleurs, je me suis toujours demandée si je n’étais pas quelque part dans une liste de twittos qui « follow-back » facilement comme ça par politesse. Des bonnes poires quoi. 

Ceux qui te suivent sans te suivre

Dernièrement, j’ai noté que j’avais été ajoutée dans des listes de twittos sans que ces derniers ne me suivent. Comme ça, juste histoire de me surveiller. Je trouve ça particulièrement faux cul d’autant que certain(e) m’avait au préalable viré de ses abonnés. Personnellement, je « follow » des gens dont je ne partage pas toujours les idées (même des fachos ). Je le fais franchement moi madame sans me cacher derrière une liste pour les « checker » en douce.   Ce n’est pas toujours très drôle de lire leur prose (parfois nauséabonde) mais, je le fais par respect du pluralisme démocratique (c’est bô non). Du respect oui, sauf pour ceux qui me placent dans une liste « chien » (parce qu’alors là pour une membre de la #teamcat ça la fout mal).
Ceux qui restent entre eux.

             Nos amis les influenceurs au fil de temps ont tendance à rester entre eux. Au final, ils ne suivent que les indispensables et leur petit groupe d’amis. Ce qui peut sérieusement réduire leurs interactions (gratuites) sur Twitter (non je suis mauvaise langue là). Mais, rassurez-vous ils répondent fréquemment si vous laissez un commentaire sur leur blog (ce sont des blogueurs, des vrais , des purs). Bon,  ils sont talentueux alors on leur pardonne tout mais,  pas aux autres. Ainsi, j’ai noté la remarque de Jean sur un forum : « se prenant pour des blogueurs ou influenceurs, ils ne communiquent plus que par leur petit réseau et ne prennent plus le temps de répondre à un tweet, une question, une suggestion… Donc, j’aimerai poser une question et savoir à partir de combien de followers on devient con et supérieur ? ». Ben oui, bonne question. Si quelqu’un a la réponse…
Ceux qui veulent avoir la plus grosse

Parmi les trucs qui m’agacent aussi, il y a les tweets du genre « il me manque plus que X twittos pour arriver à… » ou « allez objectif 5000 followers d’ici ce soir… » ou encore « @MPOFFICIAL un petit coup de pouce  pour booster le compte de mon pote @tartempion. Je kiffe trop tes tatouages. ».  Quand ce sont des amis qui jouent à ça, je grimace derrière mon clavier. #LesGens vous croyez qu’en ayant une plus grosse (liste de followers) vous obtiendrez une plus grande estime de vous-même ? Ce n’est pas la taille (de votre liste d’abonnés) qui compte, c’est sa QUALITE (moi, ça m’arrange). En effet, vous aurez certainement plein de monde (dont pas mal de bots) dans votre TL mais surtout des tas de gens qui n’en auront rien à battre de vous et de vos tweets. Donc,  sur un réseau dit SOCIAL cela n’a franchement aucun intérêt.

Celle qui ne veut que les meilleurs 

        Bref, on vous l’aura assez dit, ne suivez que ceux qui vous intéressent vraiment. Si grossir l’ego de certains ne vous apporte rien, passez votre chemin. Plutôt que suivre machinalement prenez un peu de temps pour étudier les tweets de la personne qui vient de s’abonner à vous. Vous saurez ainsi si vous avez une chance de la garder un peu.  N’hésitez pas à suivre les twittos qui vous intéressent vraiment même si ces derniers ne le font pas en retour.  Oui je sais, on a l’impression d’être des loosers sans nom. Mais, accrochez-vous, on ne sait jamais (la Manu et le Juan vous avez où me trouver). Un jour, mon influenceur viendraaaa. Un jour , il me suivraaaa.  

Dis raconte moi ton pseudo

De façon rėcurrente reviennent des articles de blog concernant l’anonymat des internautes.

Si certains s’ėlèvent contre cet anonymat synonyme pour eux de dėrives homophobes ou racistes à l’instar des hashtags répugnants qui sévissent sur Twitter, d’autres y voient une liberté indissociable du net. D’autres gardent leur pseudo car il fait partie intégrante de leur identitė virtuelle et de leur histoire dans le monde numérique.
Ainsi, sans vouloir y cacher des choses plus que de raison, ils y cherchent une liberté de s’exprimer dégagée de tout jugement lié à la catégorie sociale, au genre ou à l’âge.
Ils ne souhaitent pas non plus être quelqu’un d’autre. Personnellement, ma bio me résume. Je n’ai rien caché de mon genre, ni de mon métier, ni de mes goûts. J’ai juste gardé un nom que j’ai choisi au fil du temps passé sur le Web. Il est la somme des mes expériences, la carte de visite de ma prise de parole numérique. 
Comme je l’ai déjà écrit, j’ai pas mal déconné lorsque j’ai mis les pieds sur le net. J’ai joué de l’anonymat pour voir jusqu’où je pouvais aller. J’ai bien rigolé avec ça mais j’ai aussi frémi lorsque j’y ai croisé des gens masqués bien moins intentionnés. Alors, je me suis dit qu’il fallait que j’arrête la comédie pour être juste moi. Aussi, j’ai créé un compte Facebook à mon vrai nom. 
Cependant, bien vite, être moi voulait dire avoir des convictions politiques, vouloir aussi donner mon avis sur la gestion RH de mon entreprise…bref des tas de choses que tu ne fais pas sans conséquences plus ou moins graves dans ta vie réelle.  D’autant plus lorsque tu travailles dans le numérique où ce genre d’outils est fréquemment utilisé pour mieux te connaître (recruteurs, commerciaux, concurrence…).
J’ai donc pris un pseudo et ajouté un nom prénom tout aussi inventé. Mon identité virtuelle s’est construite de mes canulars sur un site où je me nommais  » Jul » .  Je l’ai juste féminisé pour devenir Julia. Pour le nom, j’ai repris la signature apposé au pied d’un témoignage qui avait fait la une d’un site info online. Le journaliste avait repris en l’état mon long commentaire sous un billet et l’avait inséré dans un de ses articles. Ma plus grande fierté à ce jour.
Maintenant, cette identité, c’est moi, ici. Je signe partout de ce même pseudo. Je ne joue plus aucun rôle, j’y vis seulement.