Red lace

       tumblr_ne7y95paUu1risr9ko1_400  J’attends avec fébrilité que tu sortes de la salle de bain. Dans la chambre, j’ai juste allumé une lampe de chevet qui diffuse une lumière douce et chaude rendant chaque objet mystérieux. J’ai déposé sur le lit des sous-vêtements pour toi. Des pièces de lingerie que je veux te voir porter ce soir, juste pour moi. Dès que tu apparais, tu les aperçois, tâches de sang sur les draps blanc. A cet instant, tu me renvois un sourire coquin, tu sais ce que je veux.

         Alors, tu t’avances sensuellement vers moi jusqu’au lit.  Ton corps nu d’albâtre lisse et doux s’offre à mes soins comme une poupée de cire précieuse. A genoux à tes pieds, toute tremblante, je commence par le string de dentelle rouge. Je le fais glisser de bas en haut caressant délicatement tes cuisses satinées. Je ressens tes frissons sous mes doigts ce qui me fait vibrer à mon tour. Comme tu manques de défaillir au moment où j’atteins tes hanches, je te rattrape d’un bond et t’aide à t’asseoir sur un tabouret de velours. Le miroir de la coiffeuse reflète ton corps sublime. Là, me faufilant derrière toi, je continue par le fin corset de satin pourpre passant mes mains en feu autour de ta taille déjà si étroite. Je serre à peine les lacets carmins frôlant ton dos de nacre. Puis, du bout de mes lèvres, je dépose juste un baiser brûlant sur ton épaule nue. Tu sursautes sous l’effet de la chaleur. Par la suite, à nouveau à tes pieds, je me saisis des bas résilles pourpre que j’enfile lentement l’un après l’autre effleurant à peine tes jambes interminables. Je ne quitte pas des yeux ton visage ange. Tes paupières sont closes, ta bouche à peine ouverte comme une madone en extase.

Peu après, me relevant, j’attrape une brosse en écaille puis je commence à lisser tes cheveux d’or. Le mouvement lent et doux t’emporte vers une tendre rêverie. Dans la foulée, j’ouvre un tiroir et en retire un tube de mascara sombre que je dépose sur tes cils déjà immenses. Tes yeux clairs et intelligents me fixent avec attention. Je termine ce maquillage par juste un soupçon de gloss pour sublimer tes lèvres charnues. Puis, d’un coffret d’ébène,  j’extrais un collier de rubis ancien que je glisse autour de ton cou exquis.

guipure-laceTu es si incroyable que j’en tombe sur le sol. Là, juste entre tes cuisses ouvertes et offertes. Et, timidement, j’embrasse le petit morceau de peau nue de ta cuisse qui sépare les volutes du haut ton bas et ceux de ta culotte. J’aperçois alors se dresser, tel un serpent venimeux, ta verge rose qui pointe sa tête par-dessus la fine étoffe carmin. A cette vue, mon souffle se fait court, ma gorge devient sèche, mon cœur bat la chamade et  je lève mon regard de martyre vers toi. Me toisant de haut souverainement, tu me souris en coin.  Tes yeux ne cachent pas leur satisfaction devant le pouvoir que tu as sur moi. Et, tel un dieu magnanime exhaussant ma prière muette, tu m’offres enfin ce que j’attends…

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