L’amant

Ce texte fait suite à « L’étudiant » publié sur ce blog. 

Dans les jours qui suivirent, James croisa de nouveau Oliver sans les couloirs de l’université. Ce dernier semblait toujours aussi troublé dès qu’il le voyait apparaître. James s’était renseigné sur le jeune homme. C ‘était un brillant étudiant de dernière année. A sa mine torturée, il se doutait qu’il avait allumé le feu dans son âme avec juste un petit morceau de dentelle rouge. Un feu intense. Un feu qui devait le dévorer.

Peu de temps plus tard, il en eut la preuve en écoutant le message qu’il lui avait laissé sur son portable.

« James, c’est Oliver. 

Je ne sais plus où j’en suis. Je me croyais 100% hétéro jusque là, mais je ne suis plus sûr de rien maintenant. Et si j’étais BI ? 

L’image de ta bouche m’obsède. Tout ce que tu es m’obsède. Je suis affolé dès que je vois ton numéro dans mes contacts. J’ai voulu dix fois t’appeler, vingt fois te supprimer, mais je me suis ravisé à chaque fois. 

Hier, quand je t’ai croisé dans les couloirs de la fac, je n’arrivais pas à te regarder. Plus tard, alors que je me trouvais au milieu d’un groupe d’étudiants, je ne t’ai pas quitté des yeux.  Je t’ai vu rire avec tes amis. Peut-être riais-tu de moi en leur racontant comment tu as fait succomber un de ces petits pédants de dernière année ?

Je crois que je vais devenir fou si tu ne me rappelles pas. Alors fais-le, je t’en prie. »

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Peu de temps plus tard, James écoutant ce message avec satisfaction, le rappela illico. Il eut brièvement Oliver qui lui confirma qu’il voulait le revoir et qui lui envoya son adresse par SMS. Le lieu désignait les beaux quartiers de la ville. Il sourit en coin : «  Ces petits bourgeois, tous les mêmes ! ».

Alors, il se rendit à l’adresse indiquée en bus. Comme il l’avait supposé, Oliver habitait un immeuble cossu. Il appuya sur la sonnette et reconnut aussitôt la voix du jeune homme : « Je t’ouvre. C’est au deuxième ». Puis, il gravit les escaliers quatre à quatre et ce fut légèrement essoufflé qu’il atteignit l’étage. Là, une porte s’ouvrit et il aperçut l’étudiant dans l’entrebâillement. Ce dernier lui attrapa le bras, l’attira brusquement à l’intérieur et claqua la porte. Il le poussa violemment contre cette dernière et l’embrassa goulûment.  James pouvait sentir comme un vague goût de Vodka dans sa bouche. Il songea qu’il devait avoir bu un peu pour se donner du courage.

Oliver, surexcité, glissa ensuite une main avide dans la braguette de son invité constatant avec délice qu’il portait encore un de ces sous-vêtements en dentelle. Et qu’il bandait lui aussi à mort. James, de son côté, attrapa le jeune homme par les hanches et hasarda une main entre ses petites fesses bien fermes.

N’y tenant plus, Oliver entraîna ensuite l’objet de tous ses désirs jusqu’à sa jolie chambre. Elle sentait bon l’étudiant studieux et la mère attentive à son bien-être. Puis, il poussa James sur son lit et commença à lui retirer son jean, avant de tomber en pâmoison devant son string transparent bien rempli. Chaud comme la braise, il ôta à son tour rapidement son pull découvrant ainsi son torse imberbe et mince.

Du lit, James l’observait. Il attendait avec une certaine excitation la suite des évènements. Mais, le voyant hésiter un instant, il lui lança : « Suce-moi ! ». Le garçon sembla troublé et un peu affolé par ses paroles hardies. James pensa une seconde qu’il avait peut-être été un peu vite en besogne, mais le jeune homme s’exécuta peu après.  Ainsi, après l’avoir léché par dessus la fine étoffe, il l’avait ensuite sucé comme un vrai pro.  Et, surpris lui-même par son audace, il avait ensuite un peu paniqué ne sachant plus quoi faire après. Pour l’aider, James avait commencé à le masturber entre deux coups de langue. Oliver gémissait sous ses long doigts experts. « Que veux-tu ? » lui demanda son partenaire à l’oreille. « Je veux tout ! » lui cria-t-il au comble de l’excitation.

Cette réponse décupla le désir de James. Il sortit à cet instant un préservatif de la poche de ton jean. « Oui, mais tu enfiles ça d’abord ! ». « Fais, le » Lui ordonna Oliver les yeux brillants. Son partenaire lui sourit et il utilisa sa bouche pour dérouler le condom sur sa longue et fine verge en érection. Puis, il s’allongea, les cuisses écartées, son string encore accroché à l’une de ses jambes. Dans un état second, Oliver le pénétra dans la position du missionnaire comme il avait pris sa petite amie quelques jours plus tôt. Oubliant qu’il n’avait pu jouir entre ses cuisses à elle. Il avait glissé sans peine son sexe entre les fesses de son partenaire. Ce dernier avait, auparavant, craché dans sa main et lubrifié son orifice avec deux doigts. Par la suite, sous le coup d’une excitation extrême, il ne put tenir très longtemps. Il jouit très vite et très bruyamment, tombant peu après dans les bras de son amant.

James, bandant toujours autant, souhaitait lui aussi jouir d’une manière ou d’une autre. Il pénétra un doigt mouillé dans le cul vierge d’Oliver. Ce dernier fronça les yeux : « Non ! ». Puis, il glissa le long du corps de son partenaire et prit sa verge épaisse entre ses lèvres charnues. Il le suça jusqu’au bout avalant même toute sa semence d’un seul coup. James songea que décidément ces petites saintes nitouches cachaient bien leur jeu.

Au petit matin, s’éveillant d’un court sommeil, James décida de quitter les lieux sur la pointe des pieds. Ainsi, il ramassa tous ses vêtements et se rhabilla silencieusement. Puis, avant de partir, il déposa son string de dentelle sur l’oreiller libérée. Et, tout aussi discrètement, il quitta les lieux.

Une fois dehors, il appela un taxi. Et pendant, qu’il l’attendait patiemment, il se demanda comment il pourrait, une fois de plus, expliquer tout cela à son compagnon sans le faire souffrir.

Une heure plus tard, lorsque Oliver ouvrit les yeux, il aperçut en premier l’étoffe ivoire et se leva s’un bond. Il constata que son prince charmant avait disparu lui laissant son string en souvenir comme une cendrillon après les douze coups de minuit. Il porta le sous-vêtement à son nez, respirant l’odeur de son amant de la veille. Il sentit alors montrer en lui une nouvelle et forte érection. Mais, à ce moment, son smartphone sonna. Il le prit rapidement, mais soupira lorsqu’il vit le visage de Charlotte s’afficher. Il décrocha tout de même, mais ne s’étendit pas en conversation. Cet appel téléphonique le rappelait à la réalité et il constata à cet instant l’étendu des dégâts. Il avait, tout de même, sodomisé un mec puis l’avait sucé comme une petite pute.

Oliver se sentait perdu. Il aurait voulu pleurer, mais ses larmes ne coulaient pas. Il aurait voulu crier, mais aucun son ne sortait de sa bouche. Il devait seulement se rendre à l’évidence. Il avait fait toutes ces choses. Il les avait voulues et il avait aimé ça. Et ce bien plus qu’il ne l’avait imaginé. Ce  que cela impliquait le terrifiait, mais il n’avait qu’une idée en tête : recommencer et le plus vite possible.

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