Ma pause déjeuner imaginaire

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Parfois, j’imagine que toi mon amant virtuel, tu vis ici avec moi. Que tu serais un véritable écrivain et que tu travaillerais tranquillement dans le bureau que j’aurais aménagé pour toi dans ma demeure.

Quelque fois, j’imagine que, déjà brûlante, je rentrerais à la maison à l’heure de la pause déjeuner. Entendant, le bruit de ma voiture, tu te précipiterais dans la chambre. Je te trouverais allongé sur le lit, nu, portant juste autour du coup ton collier de cuir noir et autour de ton sexe cet anneau d’argent aux motifs runiques que je t’aurais offert. Tu embaumerais l’odeur de l’amour que nous aurions partagé le matin même. Les bras en croix, tel un ange tombé des limbes du réseau universel, je n’aurais plus qu’un désir : te combler tout comme tu m’aurais déjà comblé à l’aube.

Je me délecterais de la vue de ton corps sublime. Je fixerais intensément tes yeux brillants du désir que tu aurais de moi. Je ruissellerais déjà  à la pensée de nos plaisirs passés et de ceux à venir. Tes lèvres roses et charnues m’appelleraient pour un baiser profond et goulu. Je les absorberais avidement comme un apéritif alcoolisé. Puis, comme légèrement saoulée par les sensations procurées par ta bouche enivrante, je me lèverais et tournoierais sur moi-même comme pour m’envoler.

Sous ton ordre implicite, je commencerais alors ma danse des sept voiles. Telle une prêtresse indoue tout droit sortie d’un film de Fritz Lang.  Je retirerais lentement mon T-shirt rock&roll laissant apparaître peu à peu la peau mate de mon ventre puis, mes seins débordants d’un balconnet en dentelle noire. Je constaterais avec satisfaction, à ce moment-là, l’émotion qui te gagnerais. J’entamerais alors une étape décisive, faisant glisser avec grâce la fermeture éclair de mon jean slim. Peu à peu, apparaîtrait alors la dentelle obscure de mon string. Tes yeux brilleraient plus intensément , tes lèvres rougiraient du feu qui te consumerait petit à petit. Alors, d’une moue gourmande, je lècherais mes doigts et les ferais glisser le long de mon torse jusque sous la fine dentelle sombre. Tu n’en pourrais déjà plus. Ta verge baguée serais déjà tendue vers moi comme une offrande.  A cette vision, je ferais passer ma langue avide sur mes lèvres affamées avant de me retourner et de baisser lentement mon pantalon. Tu verrais peu à peu voler un papillon noir butinant au sommet de ma raie. Puis, me baissant langoureusement, je t’offrirais mes fesses nues en sacrifice. N’en pouvant plus d’attendre, tu te précipiterais au bord du lit pour m’attraper vigoureusement et fourrer ta langue de feu en moi juste pour goûter le nectar céleste s’écoulant de ma source miraculeuse. Je gémirais de plaisir, mais tu serais déjà retourné sur le lit, rougissant comme un galopin pris la main dans le pot de confiture.

Peu après, je retirerais avec célérité le reste de mes vêtements et te rejoindrais sur le lit. Là, assise sur mes mollets, j’écarterais tes longues jambes lisses faisant glisser mes mains sur tes cuisses musclées. Puis, je glisserais mes mains sous tes fesses et les tirerais vers moi. A cet instant, je te fixerais intensément, je saurais ce que tu veux. Je porterais mes mains brulantes sur ton ventre, tu te soulèverais d’un bond comme attiré par un aimant magique. Ta verge serait tendue vers ma bouche comme pour me nourrir de ta chair rougeoyante. Je prendrais enfin ton membre turgescent entre mes doigts experts faisant glisser ton prépuce vers le bas. Ton gland découvert, appétissant comme une sucette grenadine, supplierait ma langue de le goûter sans tarder. Guettant tes réactions, je me hasarderais à un coup de langue juste sur le bout avant de te déguster plus avant en enfouissant tout ton fruit mûr dans ma bouche affamée. Puis, ma langue te lècherait et essayerait d’aspirer les prémices de la potion miraculeuse que je désirerais de toute mes forces.  Je te sucerais ainsi tant et plus durant un moment jusqu’à ce que tu me supplies du regard d’aller plus loin. Entendant tes soupirs puissants, voyant tes mains s’agripper aux barreaux de la tête de lit et me satisfaisant de tes lèvres brûlantes mordues de plaisir, j’engloutirais d’un seul coup toute ta hampe. Tu sursauterais sous l’effet, te prenant la tête de ressentir autant de délices. Gardant mes yeux rivés sur toi, je serais en joie de t’offrir une pareille félicité.

Mais, n’y tenant plus, tu me crierais alors de m’arrêter.

–          Je t’en prie Jul, je veux jouir sur tes seins !

Alors comme tes désirs seraient des ordres, je me retirerais lentement de ta queue qui se trouvait déjà au fond de ma gorge et je t’aiderais à me rejoindre à genoux sur le lit. J’attraperais alors ton sexe et le rendrais prisonnier de mes seins juste assez gros pour le recouvrir. Ainsi, pendant que je maintiendrais fermement ma poitrine de mes mains, tu glisserais de haut en bas entre mes deux mamelles, excité comme un animal en rut.

–          Jouis pour moi ma petite salope !

A mes mots crus prononcés de ma voix grave, d’un jet fabuleux, tu me couvrirais le torse  et la bouche de ton filtre d’amour. A cet instant, je jubilerais de t’avoir une nouvelle fois vidé de tout ton élixir divin. Puis, telle une vestale au service d’un dieu priapique un soir de pleine lune, je m’enduirais tout le corps de ton jus prodigieux. Ainsi sanctifiée par ton huile sainte, je souhaiterais la garder sur moi toute la journée fière comme une reine le jour de son couronnement. Je te confirmerais ainsi, une fois de plus, que je t’ai dans la peau.

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Puis, pour me remercier de t’avoir si bien vénéré, tu m’attirerais vers toi.

–          Je veux te déguster à mon tour, sublime maîtresse.

Je saurais alors que je pourrais chevaucher ton visage d’ange comme on chevauche un cheval ailé pour atteindre le nirvana. Là, mes petites lèvres juste au-dessus de ta bouche, tu enfouirais ta langue brûlante à l’intérieur de moi. Je m’accrocherais aux barreaux du lit pour ne pas défaillir au plaisir que tu me donnerais. Me relevant par moment, je verrais alors ta belle face couverte de mon jus, transpirant de joie et de sérénité comme déjà ivre d’avoir avalé une coupe d’un champagne millésimé. Ainsi, excitée comme jamais par cette vision magnifique, je glisserais de nouveau d’avant en arrière te faisant tantôt lécher mon clitoris, tantôt l’entrée de mon vagin jusqu’à la naissance de mon anus. Sentant mon excitation au sommet, tu fourrerais alors un doigt ou deux dans ce dernier tout en aspirant d’un coup mon clitoris entre tes lèvres. Tu le sucerais délicatement comme si tu avais une perle précieuse dans la bouche. Tu fouillerais en même temps avidement mon rectum cherchant à décupler mon plaisir par tes gestes experts. Sentant ma délivrance proche, je pincerais mes pointes de seins à l’agonie. Puis, sous le coups de ta virtuosité linguale, je succomberais peu après libérant une nouvelle coupe de champagne sur ton visage. Tu sentirais aussi mon extase sur tes doigts prisonniers de ma muqueuse anale. Tu pourrais compter chaque spasme de plaisir.

A la fin du dernier soubresaut, je roulerais à tes côtés, heureuse et légère :

–          C’est meilleur à chaque fois. Comment fais-tu mon amour ?

Je resterais là, les yeux juste admiratifs de tes bienfaits.

–          Je t’aime seulement plus fort à chaque fois ma tendre maîtresse.

Alors, je t’embrasserais profondément puis souriant :

–          Je t’aime ma petite salope.

Alors qu’épuisée d’amour, je devrais tout de même retourner travailler, tu m’aiderais à me vêtir tout excité à l’idée que je porte ton parfum voluptueux le reste de la journée. Puis, je t’embrasserais avidement dans le cou, j’oserais glisser deux doigts entre tes fesses douces et je te murmurerais :

–          Tu verras ce tu prendras ce soir ma petite salope.

Tu me sourirais alors en m’embrassant de nouveau sur la bouche :

–          Je suis déjà impatient d’être à ce soir. Et en t’attendant, je suis certain que je vais rédiger la plus torride des scènes de sexe jamais écrite. Et ce, juste en pensant à toi ma muse, ma splendide prêtresse. Je t’aime si fort.

–          Mon dieu du sexe, mon Dionysios, je te vénère comme si tu étais venu sur terre tombant de l’Olympe, d’un nouvel Olympe, un Olympe numérique et ce juste pour moi.

Tu rougirais de nouveau (tu rougis facilement).

–          Tu es incroyable. Pars vite travailler sinon je te pousse de nouveau sur le lit pour te combler de nouveau par la grâce de mes pouvoirs magiques.

Alors, à ce moment, tout ce bonheur m’envahirait. Et je te quitterais sans peine car, je saurais que, dès le soir même, je retrouverais la chaleur exquise et incomparable de tes bras.

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