Sublime rencontre

( NDLR : Ce texte fait suite à La mystique en plastic déjà publié sur ce blog )

J’étais restée en contact avec la blonde mystique. Je l’avais appelée quelques jours plus tard, histoire de ne pas avoir l’air trop empressée. Après un premier appel très sympa, nous avions pris l’habitude de nous téléphoner le soir. Elle me racontait sa vie (beaucoup) et je lui narrais la mienne (très peu).

J’appris ainsi que la belle vivait toujours chez ses parents. En fait, elle y était de retour après une déception sentimentale. Elle avait vite compris que ce sujet ne m’intéressait pas, ni les aléas de la campagne de son candidat favori et encore moins ses expériences mystiques. Mais, sur ce denier point, en bonne prosélyte, elle essayait de m’en parler quand même un peu. Elle commençait toujours par « Nous, les chrétiens… ». J’avais connu des chrétiens autrefois. Ma meilleure amie de lycée en faisait partie. Mais, elle me disait plutôt : « Nous, les croyants… ». C’était comme si les adeptes de Jésus s’étaient repliés sur eux mêmes.  De plus en plus radicalisés, communautarisés, comme en voie de sectarisation. Cela aurait pu être inquiétant, si elle ne me faisait pas part avec enthousiasme des témoignages de vie «  très forts » qu’elle entendait dans ses réunions avec coreligionnaires. Je songeais, en l’écoutant, à ces groupes de parole qu’on voyait toujours dans les séries américaines.

Moi, la seule prière que j’attendais d’elle, c’était celle qu’elle me ferait pour que je la rejoigne un soir. Et ce moment miraculeux arriva. Ses parents étaient partis dans leur maison de campagne quelques jours et elle avait leur demeure à disposition. Elle m’invita donc à dîner un soir. Elle vivait dans un très bel appartement bourgeois décoré avec soin.

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Ce jour là, elle avait abandonné ses sages habits bleu marine, pour une petite robe noire très chic. Mon imagination n’avait pas tardé à travailler en pensant à ce qu’elle pouvait porter dessous. J’avais clairement envie de la posséder, qu’elle s’abandonne sous mes caresses avides. Je touchais à peine à la nourriture tellement j’étais absorbée par les rondeurs sous sa robe. Mes yeux brillaient, mes joues étaient en feu, et ce n’était pas seulement à cause du vin que j’avais bu. J’admirais sa démarche à chaque fois qu’elle allait et venait en provenance de la cuisine.

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Près de la fin du repas, je tentai de lui prendre la main et elle ne la retira pas. Et donc, à cet instant, je l’attirai vers moi. Elle vint se placer en souriant sur mes genoux. Elle sentait bon le Dior J’adore. Je glissai un baiser dans son cou blanc et chaud. Je sentis ses frissons. Sa tête tomba à la renverse et je la retins de chuter. Lorsqu’elle se releva, elle remonta sa robe haut sur ses cuisses et revint s’assoir sur moi à califourchon. Puis, elle posa ses longs bras fins autour de mon cou. Les yeux mis clos, elle déposa le plus doux des baisers sur mes lèvres. J’enchaînai avec un french kiss beaucoup plus audacieux auquel elle répondit sans peine. Sa bouche avait le goût de la menthe poivrée. Je me sentais comme enivrée.

Nous passâmes ensuite au salon pour être plus à l’aise sur l’un des canapés design. Entre deux baisers profonds, j’attaquai les caresses. Après son visage, son cou, ses bras, le haut de son dos et son décolleté, j’avais égaré l’une de mes mains sous sa robe. Elle portait des bas qui tenaient tout seuls. Je me concentrai sur le petit morceau de peau entre sa culotte et le haut de ses bas.  Je sentais bien que ça lui faisait de l’effet, mais je ne voulais pas aller trop vite. Je souhaitais la déguster comme un plat savoureux. Lentement.

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Cependant, alors que je l’avais à moitié déshabillée avec mes caresses habiles, elle me proposa que nous prenions un bain dans son immense baignoire. J’acceptai avec entrain, l’aidant à retirer sa robe. Nous étions maintenant nues toutes les deux. Elle était magnifique. Et la chaleur avait maintenant gagné tout mon corps. Nous entrâmes ensemble dans le bain aux senteurs subtiles. Elle s’allongea de dos entre mes cuisses et posa sa tête sur mon épaule.

Je m’appliquai à cet instant à titiller ses seins menus, mais bien ronds et très sensibles. J’entendais ses soupirs de plaisir. Cela m’encourageait à lui pincer les tétons par intermittence, tout en lui léchant le cou. Je glissai par moment mes mains le long de son torse, histoire d’éviter tout sur-régime. Ni tenant plus tout de même, elle se leva et se pencha en m’offrant son admirable intimité. Souriant, je m’exécutai de bonne grâce; j’attendais ça depuis si longtemps.

Alors qu’elle me tendait son joli fessier, elle posa une jambe sur le rebord de la baignoire, me donnant un accès direct vers son paradis. J’engloutis, ni une, ni deux, ma langue en elle. Elle dégoulinait. Je la dévorai amplement et totalement. Elle poussait maintenant de petits cris de plaisir qui m’excitaient encore plus. Sentant qu’elle allait bientôt partir dans les limbes, elle se releva d’un coup et m’invita à sortir du bain. Après nous être séchées sommairement, elle m’entraina vers l’immense chambre attenante où elle me poussa sur le lit immaculé.

Là, après s’être mise à genoux au bord du lit, elle m’attira vers elle et écarta mes cuisses. Puis, elle commença à me sucer le clitoris comme si c’était une sucrerie. La donzelle, qui n’était pas pucelle, était même plutôt douée dans cet exercice. Elle voulait me satisfaire en premier. Je lui proposai à la place que nous nous abandonnions ensemble avec la position des ciseaux. Elle monta alors sur moi et me chevaucha. Nos vulves se caressaient avec frénésie faisant monter peu à peu le feu dans chacune de nous. Je remarquai les ondulations de son corps.  C’était un spectacle sublime et terriblement sensuel. Nous jouîmes presque ensemble après quelques minutes d’un échange voluptueux. C’était brutal et intense.

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A l’issue des derniers soubresauts de son plaisir, qui me sembla avoir duré une éternité, elle s’effondra à côté de moi sur le lit. De mon côté, je me sentais vidée, comme rarement après avoir fait l’amour. Lorsqu’elle reprit son souffle, elle vint se blottir dans mes bras. Elle avait l’air si fragile, si en demande d’amour. Je me prêtai de bonne grâce à son besoin de câlins. Nous restâmes ainsi enlacées, pendant près d’une heure, avant de sombrer toutes deux dans les bras de Morphée.

Au matin, le soleil était déjà haut lorsque j’ouvris les paupières. J’avais dormi plus que jamais. Mais, j’étais seule dans le lit. Je trouvai sur l’oreiller d’à côté un petit papier où, d’une belle écriture, elle avait inscrit  : «  Je n’ai pas osé te réveiller, tu dormais si bien. Ne bouge pas, je reviens avec les croissants. Bisous. »

Même si cette nuit avait été parfaite, je sautai dans mes vêtements en un rien de temps et quittai l’appartement sans demander mon reste.  Le côté petit couple d’amoureux me faisait fuir. Je ne pouvais lui donner ce qu’elle attendait. J’évitai de la croiser et courus jusqu’à mon véhicule qui stationnait non loin de là.

Au volant, je regrettai déjà ma lâcheté, mais je préférais les amours éphémères. Rien n’avait plus de saveur que le temps de la conquête. Passé l’acte, la suite de l’histoire ne m’intéressait plus. C’était ma vie et c’était ma malédiction. Comme si un sort funeste m’avait été jeté. La princesse charmante était bien là sous l’épaisse carapace, mais, nul à ce jour, n’avait pu percer cette dernière. Pour combien de temps encore ?

 

 

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