Sweet Night In Bangkok – Multi BL 2021- Renegades

Extraits des séries thaï du moment : #LovelyWriter​, #FishUponTheSky​, #YDestiny​… librement montés par mes soins de telle sorte qu’ils produisent une série totalement fictive nommée Sweet Nights in Bangkok.

Avec #Kao#Talay#PondNaravit#ChapMeow

Music : #Renegades​ de #OneOKRock​ (tous droits réservés).

Musique utilisée dans cette vidéo

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Titre

Renegades

Artiste

ONE OK ROCK

Album

Renegades

Concédé sous licence à YouTube par

WMG (au nom de Atlantic Records)

#WBL – #YuZhenXuan ’s love song – Everytime (cover)

Yu Zhen Xuan et Pei Shou Yi #RayTian​ sont le couple secondaire de la série We Best Love – FightingMr2nd (Result.Entertainment tous droits réservés).

Dans ce nouvel edit, je centre sur le personnage de Yu Zhen Xuan (ShihChihtian) et de son amour impossible pour l’ancien docteur devenu patron de bar Pei Shou Yi (RayChang).

Musique : extrait d’un cover de Everytime de Britney Spears – Audio produced, mixed and mastered by Dave Winkler (tous droits réservés).

#WBL – Dazed by #Yu

Nouvelle edit à partir de ma série culte du moment. Cette fois, c’est une phrase du dernier EP qui m’a inspirée et m’a donné l’envie de célébrer la beauté d’un des deux acteurs de cette série #YangYuTeng

Pour la musique, j’ai choisi un cover de la célèbre chanson de Beyonce Halo interprétée par Alexander Stewart.

WE BEST LOVE – #SAMYU’s best moments

Une nouvelle vidéo autour de la série BL taïwanaise du moment WE BEST LOVE avec des moments choisis du couple vedette SAM et YU. Elle mixte des morceaux des deux saisons et des moments extraits de vidéos réalisées pour la promo (très efficace) de cette série.

La musique associée qui m’a donnée beaucoup de mal pour le montage est celle de notre ami coréen WONHO avec son dernier opus LOSE.

Les séries Boys’ Love expliquées à ma mère

Voilà déjà un petit moment que mes abonnés Twitter voient passer dans leur TL des photos de jolis jeunes hommes asiatiques dont beaucoup de thaïlandais. A cela, je vais tenter (je dis bien tenter) de donner une explication en ces lieux.

#PerthTalay de la série My Engineer

Alors, j’ai déjà dû avouer ici que j’avais ouvert un compte Wattpad pour y publier des romans MxM (histoires d’amours d’hommes qui aiment les hommes) que j’écris depuis que je suis adolescente. Cet intérêt pour ce genre a débuté bien avant que je ne sache qu’il existait. Depuis, j’ai fait du chemin, me suis perdue par moment, mais j’ai retrouvé ma route sans chercher. J’ai seulement accepté ce que j’aimais vraiment écrire, sans me condamner, et j’ai filé partager ce goût avec mes semblables. Aujourd’hui on appelle BL, par extension sans doute abusive, toute cette sous-culture Boys’ Love. Elle englobe outre la littérature, les mangas Yaoi (prononcez bien le i à la fin ça fait japonais), les films, mais aussi, depuis ces dernières années les séries. Vous connaissiez déjà mon addiction aux séries asiatiques. Via la fréquentation de plateformes de streaming, je suis devenue – aussi – fan des dramas BL. Cependant, au delà de la partie visible de l’iceberg connue sur Viki, j’ai découvert une richesse incroyable dans la production internationale et j’ai pu mesurer l’ampleur du phénomène en Asie et ailleurs.

Même si le genre est né au japon, ce ne sont pas les japonais qui sont les principaux créateurs de séries BL. Il faut filer un peu plus à l’ouest pour trouver les plus gros producteurs, je dirais même les industriels de la série BL que sont les thaïlandais. Même si leurs dramas ne sont pas tous de très bonne qualité, ils en produisent plus d’une vingtaine par an. Dans un récent article du Courrier International on pouvait lire : “En Thaïlande, les séries sur les relations sentimentales entre hommes ne constituent plus une ‘sous-culture’, mais un courant dominant”, constate Jaruporn Kamtornnoppakun, producteur prolifique de séries #BL populaires. “La Thaïlande sera bientôt le centre mondial du genre.” Pour le centre mondial du genre, c’est un fait. Pour le courant dominant, il faut tout de même noter que sur Twitter le Hashtag #มายโป (#MileApo surnoms du couple vedette de la série en cours de tournage #KinnPorscheTheSeries) a été de nombreuses fois en TT en Thaïlande, faisant suite à la diffusion de leur trailer de folie début janvier 2021. A date, ce trailer a déjà atteint près d’un million et demi de vues sur Youtube (je soupçonne certain.e.s de l’avoir vu plusieurs fois).

Quand je parle d’industrie du BL en Thaïlande, on peut aisément faire le parallèle avec l’industrie de la KPOP en Corée. Ainsi les acteurs, largement présents sur les réseaux sociaux, contribuent à l’avant-vente puis à l’après-vente des séries via des publications quotidiennes de photos ou de videos. Les couples vedettes des séries à succès font des pubs sur les médias traditionnels ou participent ensemble à des émission de TV ou des concerts pour le plus grand plaisir de leur public. Il n’est pas rare que les couples d’acteurs ayant eu du succès jouent ensemble dans d’autres séries BL. Cette suractivité entretient la flamme de la communauté très active de leurs fans, comme peuvent le faire les idols de la musique coréenne. On retrouve d’ailleurs bon nombre de stan parmi les adeptes du genre.

#BrightWin dans 2Gether (Thaïlande)

A la faveur de l’épidémie, les spectateurs confinés se sont tournés vers internet et les plateformes de streaming pour se divertir et nombreux sont ceux qui ont croisé la route de célèbres séries BL très commentées sur les réseaux sociaux. Ainsi, la gentille série Thaï 2Gether, pourtant pas une référence pour les amateurs, a fait un carton partout dans le monde. Ce BL soft, avec en atout deux très beaux garçons en couple vedette se regarde avec plaisir et les épisodes sont accessibles librement sur Youtube (comme la grande majorité des séries thaïlandaises).

Après des débuts timides en 2020 avec la série/film Where your eyes linger les coréens semblent vouloir monter en puissance en 2021. On peut apprécier chez eux la qualité de l’interprétation, de la réalisation et de certains scénarios. En ce début 2021, je ne citerai que le très beau Color Rush. De nombreux pays d’Asie ont emboité le pas des Thaï, comme le Vietnam et surtout Les Philippines. Néanmoins, les scénarios les plus audacieux (et souvent les plus originaux) sont réalisés à Taïwan. Cette contrée un peu plus libérale en ce qui concerne l’homosexualité, nous a offert toute la série des HIStory (1,2,3). Ma préférée History 3 : Trapped, raconte l’histoire d’amour entre un policier et un fils de mafieux. La romance mêlée d’action et d’humour séduit par sa singularité et l’enthousiasme de ses interprètes.

Color Rush (Corée du sud)
HISTory 3 : Trapped (Taïwan)
«  From BL series I have learnt one thing and one thing only : Engineering = gay »

Vieille plaisanterie de fan de dramas thaï où la majorité des intrigues des séries se situent dans le milieu universitaire (et très souvent avec des étudiants ingénieurs).

#PerthTalay dans My Engineer (Thaïlande)

Vous l’aurez compris, dans les séries BL, il s’agit de R.O.M.AN.C.E. Donc, généralement, le scénario, souvent très simple tourne autour de la recette suivante :

  • Le garçon A est amoureux du garçon B
  • Le garçon B a peur pour X raisons et refuse d’être entraîné dans une relation

Ensuite, le secret d’une bonne série, réside dans la qualité des obstacles placés pour faire durer le temps de la séduction entre les deux garçons. J’ajouterai que l’alchimie (CHEMISTRY) entre les deux acteurs doit être visible à l’écran.

Dans les séries les plus soft, comme c’est le cas pour les séries asiatiques traditionnelles, tu as rarement plus qu’un sage baiser entre les deux protagonistes. Dans d’autres, moins soft, le couple vedette (ex. #MaxTul) échangera des baisers passionnés et ira même jusqu’à faire crac crac. Ne vous attendez tout de même pas à y voir plus que de jolis torses dénudés. Et, personnellement, dans notre monde sursaturé de sexe, je trouve qu’il y a souvent plus de sensualité dans des échanges de regards, des mains qui se touchent ou des lèvres qui frémissent que dans une scène de lit. Pour ceux qui apprécient les séries chinoises, tu peux comprendre ce que je veux dire si tu regardes The Untamed ou Winter Begonia. Echappant à la censure draconienne, les scénaristes et réalisateurs de l’empire du milieu doivent ruser pour dépasser la simple bromance qu’on leur impose.

#HuangXiaoming #YinZheng sur le plateau de Winter Begonia (chine)
#MaxTul dans la série Together with me (Thaïlande)

Au bout d’un moment, il y a quand même plusieurs trucs récurrents qui agacent, voire choquent. Outre la fréquence des scénarios avec des scolaires/étudiants ou les répliques du genre : « Je vais faire de toi ma femme », on ne peut que dénoncer l’apologie d’une certaine culture du viol qu’on nous sert régulièrement comme : le garçon A (toujours aussi fou de désir) abuse du garçon B (toujours pas consentant) lors d’une soirée arrosée. Je dois le répéter : il n’y a rien d’attirant dans ce type de scène ! C’est un crime. Quand tu lis les témoignages de #MeTooGay tu sais les traumatismes engendrés par ces agressions.

Je sais bien que ce genre de séries s’adressant principalement à un public féminin, souvent basées sur des romans/mangas écrits par des femmes et projetant les fantasmes de certaines femmes, ne visent pas une représentation réaliste de l’homosexualité masculine. Cependant, le public évoluant et se diversifiant, la sensibilité des LGBT+ doit être prise en compte dans les scénarios afin d’éviter d’idéaliser des rapports toxiques et de justifier des comportements inadmissibles.

Tel que je vois l’avenir, je pense que le BL va peu à peu se confondre avec d’autres productions. La relation sentimentale entre deux personnages de même sexe ne devenant plus l’arc narratif principal de la série. Par ailleurs, la distinction entre les séries gays classiques et le BL va peu à peu s’estomper pour ne faire qu’un. En occident, les deux genres sont souvent confondus. Sur Netflix, par exemple, un film comme Wish You est affiché sous le genre « Films LGBTQ ». Néanmoins, à la différence des films/séries LGBT+ qu’on a connus, il y a en grande majorité dans les séries BL un happy end à la fin. Cette issue positive, certains diront idéaliste, est une des clés de leur succès. Mais, en cette période difficile, n’avons nous pas tous besoin de rêves ?

Pour en savoir plus sur l’actualité des séries, je te mets le lien du site BL France : boyslovefrance.wordpress.com , sur Twitter @boyslove_france

#BounPrem de la série Until We Meet Again

Conte du clair de lune

Il y avait foule ce soir là dans le petit bar gay musical qu’il fréquentait après le travail. La clientèle s’était aussi considérablement rajeunie depuis la rentrée universitaire. Debout, près d’une table en terrasse, Julien fumait une cigarette tout en sirotant une bouteille de bière brune. En ces temps de distanciation, il gardait aisément ses distances. Cela faisait déjà des mois, bien avant l’épidémie, qu’il s’était comme retiré du monde, n’en devenant qu’un simple spectateur. Il en appréciait toujours la beauté, mais n’en connaissait plus le goût.

Ainsi, ce trentenaire discret, à l’allure banale, observait d’un oeil amusé les clients assis aux tables environnantes. L’un deux attira particulièrement son attention. C’était un jeune et très bel étudiant aux yeux en amandes et aux cheveux blonds décolorés. On l’aurait dit tout droit sorti d’un boys band coréen, si ce n’était sa voix sans le moindre accent. Il l’écoutait expliquer à ses amis comment sa jeune soeur fan de KPOP lui avait fait un tel look cet été, profitant de la longueur de ses cheveux. Ses compagnons le taquinaient gentiment, lui affirmant qu’avec une telle coupe, il n’avait aucune chance de rencontrer l’homme de ses rêves.

Hyunjin

Peu de temps plus tard, le jeune homme se retrouva seul attablé au départ de ses amis. Là, d’un mouvement circulaire de la tête, il scruta le monde à son tour. Et, il tomba sur le regard de Julien qui n’avait pas perdu une miette de ses faits et gestes. Surpris, ce dernier fixa sa bouteille. Mais, le blondinet se dirigea vers lui :

  • Tu as du feu ?

Le trentenaire fouilla nerveusement dans sa poche et en sortit son briquet. Il alluma la cigarette blonde qui pendait aux lèvres sublimes du bel étudiant. Le voyant de près, il pouvait maintenant admirer la perfection de son visage et les deux petites nattes colorées qui ornaient sa chevelure dorée. Tout en fumant, le garçon échangea avec Julien quelques banalités sur la douceur du temps et l’attractivité du lieu. Par moment, d’un geste charmant, il lissait une mèche à l’arrière de ses longs cheveux. Julien était fasciné par les mouvements de sa bouche large et ourlée, mais, gêné, il essayait, par moment, de regarder ailleurs. De plus en plus mal à l’aise, il fit mine de fixer sa montre et voulut prendre congé, mais l’étudiant lui proposa de reprendre un verre et héla le serveur masqué. Comme pétrifié par les yeux noirs du garçon, l’homme n’osa pas refuser.

  • Comme tu ne le demandes pas, je me nomme Théo. Théo Wang. J’ai vingt ans et je suis en école d’art. Et… j’aime les hommes plus âgés.

Devant les manières audacieuses du jeune Théo, Julien sourit et chercha une réponse spirituelle qu’il ne trouva pas. Il murmura alors son prénom en retour, mais ne résista pas à enchainer sur une provocation :

  • C’est sans doute un cliché, mais je voyais les garçons d’origine asiatique un peu plus réservés.
  • Tu regardes trop de dramas. C’est comme si les français de souche étaient tous comme dans Camping paradis ou Joséphine ange gardien !
  • C’est vrai, je regarde trop de dramas asiatiques. J’adore.

Le jeune homme s’esclaffa, mais renchérit dans le même registre plutôt sarcastique :

  • C’est sans un doute cliché, mais je ne voyais pas les mecs dans ton genre, fan de romances à l’eau de rose.
  • C’est mon côté midinette. Le monde est si laid et si triste. J’aime ces contes de fées modernes qui envoient du rêve et de la beauté.
  • Je comprends. Ma petite soeur et ma mère sont pareilles. Sans compter la musique et les danses à la maison.

L’étudiant commença de mimer une chorégraphie d’un célèbre groupe de Kpop qui déclencha le fou rire de Julien. Ce dernier songea qu’il avait affaire à un sacré numéro : extraverti, haut en couleurs et terriblement séduisant. Trop, sans doute. Il s’excusa de devoir partir, mais le jeune homme le retint par le bras :

  • Un mec qui t’attends ?
  • Non, je suis juste fatigué.
  • Je ne te plais pas ?

Théo avait de nouveau plongé son regard ensorcelant dans celui du trentenaire qui tarda à répondre. Ses lèvres pulpeuses frémissaient dans l’attente. Après, une expiration, l’homme se lança :

– Je te trouve magnifique. Cette rencontre est tellement incroyable que j’attends de voir sortir d’une minute à l’autre, une équipe de caméra cachée. Il y a quelques années, je t’aurais assurément pris par la main et t’aurais collé contre un mur dans une ruelle proche. Mais, là, maintenant, tu vois, la baise sans lendemain, ça ne m’intéresse plus. J’ai longtemps cherché l’amour. Je l’ai connu un temps. Puis, je l’ai perdu. Je l’ai cherché de nouveau, mais, à chaque fois, j’ai fait fausse route. Aujourd’hui, je suis las de ça. Alors, je vais te laisser et rentrer tranquillement chez moi.

  • Je vois. Mais, en même temps, je suis triste pour toi. Et, je te rassure, il n’y a pas de caméra cachée.

Julien sourit. Puis, d’un signe de la main, il quitta cette vision de rêve qui lui faisait mal aux yeux. Il fila jusqu’à chez lui. Il habitait à deux pâtés de maison de là. Cependant, alors qu’il venait à peine de composer le code d’entrée, quelqu’un l’attrapa par le bras. Il se retourna brusquement et reconnut Théo qui l’avait discrètement suivi.

  • Je n’ai pas envie de rentrer chez moi. Tu m’invites ?
  • Théo…
  • Juste pour discuter.

Le trentenaire soupira. Il se doutait que c’était une – très – mauvaise idée, mais il ne pouvait résister à sa mine de petit garçon perdu. C’était encore cette fichue empathie, à moins que ce ne soit autre chose, là plus bas dans son pantalon noir.

Une fois entré dans l’appartement, l’étudiant demanda où se trouvaient les toilettes. Pendant ce temps, l’occupant des lieux gagna la cuisine pour préparer un thé avant de se rendre au salon. Alors qu’il disposait des tasses d’une fine porcelaine sur la table basse, il manqua d’en briser une au retour du jeune homme. En effet, ce dernier avait retiré ses vêtements et présentait son corps frêle nu au regard affolé du trentenaire.

Julien attrapa un plaid soyeux et en couvrit Théo :

  • N’as-tu aucune notion de ce qu’est un consentement ? N’as-tu aucun respect pour toi-même et pour l’autre ?

Devant la colère de l’homme, l’étudiant tomba à genoux et baissa la tête, bredouillant d’une petite voix qu’il était désolé. Il se leva ensuite pour aller se rhabiller. Il revint rapidement, puis s’installa en tailleur près de la table basse où son hôte servait le thé selon un cérémonial sophistiqué.

  • Je te comprends… Toutes ces hormones qui s’agitent en toi. Cependant, tu dois maîtriser ton corps, maîtriser tes désirs, pour ne pas en devenir l’esclave.

Le trentenaire, dans son rôle d’aîné, avait pris des accents d’un vieux sage. Il avait suffisamment vécu pour se permettre des conseils, même s’il se doutait que son interlocuteur n’en tiendrait probablement pas compte.

Les deux hommes burent à petites gorgées le breuvage encore fumant. Théo n’avait rien goûté de tel, si ce n’était quelque chose d’approchant que préparait autrefois sa grand-mère chinoise. Découvrant la décoration de la pièce, il constata qu’il se trouvait au milieu d’une collection d’objets plus ou moins anciens originaires de divers pays d’Asie du Sud Est.

  • As-tu ramené ces trucs de tes voyages ?
  • Quelques-uns. Mais, pour l’essentiel, je les ai chinés ici dans des brocantes.

Le jeune homme jugea que l’ensemble était joliment agencé, dans un style épuré digne d’un catalogue de design. L’ensemble fleurait bon le jeune cadre plutôt aisé et aux goûts très surs. Après avoir bien détaillé tout ce qui l’entourait, Théo songea que vu l’attrait de Julien pour l’extrême orient, rien n’était perdu pour lui. Alors, certes, son hôte voulait la jouer sur la retenue, mais il était prêt à mettre de côté son impatience naturelle pour arriver à ses fins. Et si ce n’était ce soir là, ce serait un soir prochain, car il avait bien des tours dans son sac pour faire succomber l’objet de ses désirs.

Ainsi, il profita du moment où le trentenaire venait de poser son mobile pour s’en saisir et aller y stocker son numéro de téléphone et son email. Puis, il lui tendit le sien, espérant que l’homme en ferait de même. Néanmoins, ce dernier hésita. Mais, après un soupir, il finit par entrer ses coordonnées à son tour, tout en le regrettant la seconde suivante. Cependant, les dés étaient lancés et il devait accepter les règles du jeu.

Peu de temps plus tard, l’étudiant quitta les lieux, tentant un baiser avant de partir. Mais Julien détourna la tête. Ce dernier fut soulagé de le voir partir. Il souffla un grand coup derrière la porte. De son côté, Théo sourit tout en lissant l’une de ses mèches blondes. Il songea qu’il avait trouvé là un challenge amusant pour occuper son temps libre.