Dramavore

Alors que Squid Game est devenu le plus gros succès de la plateforme Netflix, je vois de plus en plus de monde s’intéresser aux kdramas. Vous savez que je suis accro aux séries asiatiques depuis un moment déjà, mais là je crois que j’ai atteint un nouveau level en devenant Dramavore.

Alors, ce genre de maladie, ça te prend dès le matin au réveil où tu traînes ton iPhone jusque dans la cuisine. Pendant que tu trempes tes Krisprolls dans ton mug de chocolat, tu ne perds pas une miette du dernier drama que tu as commencé. Puis, repue, tu files dans la salle de bain où tu ne lâches pas des yeux ton mobile entre deux coups de brosse à cheveux et à dents. Arrivée au boulot, s’il n’y a personne dans l’open space, tu poursuis ton visionnage en loucedé. Tu reprends ensuite entre midi et deux. Trouvant un coin tranquille pour manger ton sandwich, tu avales en plus un épisode ou deux selon la durée. Le soir, rebelote après le repas en famille que tu expédies. Selon ta fatigue de la journée, tu avances dans ton feuilleton. Et en cas d’insomnie, tu sais quoi faire.

Le dramavore a-t-il une vie ? Il en a une oui, mais rythmée par les sorties de la semaine ou par une fameuse liste de dramas plus anciens qu’il doit ABSOLUMENT voir.

Ensuite, il te faut donner ton avis via une review, sur Twitter pour les plus fainéants dans mon genre, mieux dans un blog dédié que tu partages ou non avec d’autres adeptes. Quoiqu’il arrive, tu dois dans tous les cas échanger tes impressions avec d’autres membres de la secte.

Même si Netflix a popularisé les dramas dans nos contrées, les vrais amateurs ne peuvent se contenter de cette plateforme pour assouvir leur passion. Ainsi, peu à peu, ils s’abonnent à d’autres sites comme Viki qui sont dédiés aux séries asiatiques. Pour ceux qui sont à l’aise avec les sous-titres en anglais, ils peuvent aller taper direct sur les sites de streaming d’Asie avec ou sans VPN.

Il y a peu, au détour d’un tweet, j’ai compris qu’il y avait les dramavores « made in Netflix » et les autres, les anciens, les purs. Bref, les nouveaux arrivants énervent un peu comme des parvenus au milieu de la noblesse. De mon point de vue, il y a de la place pour tout le monde. Il faut juste que les avis de chacun soient respectés. Il y a des dramas que je n’ai pas vraiment aimés alors qu’ils étaient encensés par beaucoup. En matière de série, c’est comme pour les goûts et les couleurs, il y a des choses qui ne se discutent pas.

L’autre jour, je devais expliquer chez moi ce qu’était un drama. Parce qu’entre ceux qui avaient vu aux infos que Squid Game faisaient des ravages dans les cours de récré et ceux, à cheval sur la langue française, qui te soutiennaient qu’un drama ça doit forcément mal finir, il y avait quelques pendules à mettre à l’heure.

Un drama est une série asiatique. Le terme est souvent précédé d’une lettre précisant sa provenance. Ainsi on trouve un k pour les coréens, un j pour les japonais, un c pour les chinois… Il y a différents types de dramas comme il y a différents type de séries dans nos pays. Un drama n’est pas que de la romance.

Hometown Cha Cha Cha réunit la majorité de ce que j’aime dans un drama.

Ce que j’aime dans les (k)dramas :

  • Les histoires qui nous sont racontées. C’est souvent original par rapport à ce qu’on peut voir dans la production occidentale. C’est dépaysant et on en apprend toujours un peu plus sur la culture de ces endroits. Et ça nous donne ensuite l’envie de découvrir ces pays. Il y a fréquemment une critique assez féroce de la société et des inégalités dont souffrent certains citoyens. Même si cela peut ressembler à un exutoire jeté au bon peuple par des boîtes de production qui elles-mêmes participent au système qu’elles dénoncent.
  • Les personnages secondaires qui sont souvent bien écrits, joués et développés. Ces rôles sont campés par des spécialistes de l’exercice qu’on reconnaît de série en série.
  • Les scènes de famille qui sont souvent drôles ou émouvantes. Vue l’importance de la famille en Asie, ces scènes sont souvent sincères et réalistes. Ce qui les rends très crédibles et intéressantes.
  • Les beaux acteurs masculins, même si les actrices ne sont pas mal non plus. Généralement, le côté sexy passent par les hommes et il n’est pas rare de voir leur jolis bustes musclés. Il y a de nombreux grands acteurs talentueux ET jolis à regarder.
  • Les hommes qui pleurent. L’émotion passe par les regards, mais aussi par les larmes et ces messieurs n’en sont pas avares.
  • Les O.S.T. toujours soignées qui sont une part importante du drama.

Ce que j’aime moins :

  • Les scènes d’ivresse au Soju ou autre boisson alcoolisée. Il y a généralement une cuite qui fait avancer l’intrigue. Même si je ne trouve jamais ça ni drôle, ni sexy. Je mets ça sur le compte de la facilité scénaristique.
  • Les actrices qui surjouent dans le côté cute en prenant des voix de petites filles où sont volontairement nunuches. On a envie de les baffer tellement elles tapent sur les nerfs.
  • L’abus de scénarios autour de la vengeance. On les connaît tellement par-cœur qu’on devine déjà les twists dès les premiers épisodes.

Le jour où je suis devenue « stan »

C’était un moment hors du temps. L’un de ces moments où le coeur et l’esprit s’emballent pour une improbable raison. L’un de ces moments qui vous font des – beaux – souvenirs. L’un de ces moments qui valent d’être vécus. Pour simplement dire, j’y étais, et j’ai diablement kiffé.

Alors oui, tout avait commencé de façon habituelle. J’enchainais les séries BL depuis janvier 2021 avec plus ou moins de bonheur, essayant de slalomer entre les mignonnes et celles plus problématiques. Je tombais sur une petite série taïwanaise sans prétention nommée We Best Love. Elle était diffusée sur WeTV une plateforme de streaming asiatique. Au départ, rien de vraiment extraordinaire. Une histoire de lycéens ennemis qui tombent amoureux. Des acteurs plutôt beaux, mais sans plus.

Alors non, je ne sais comment tout cela avait vraiment commencé. Je sais que j’avais beaucoup aimé cette petite série et surtout le jeu très sincère des deux acteurs principaux. Sam est ce qu’on peut appeler un « idol » membre d’un groupe de garçons, il fait aussi l’acteur depuis quelques temps. YU était un inconnu. Mi japonais, mi taïwanais, il est principalement chanteur, mais débutait comme comédien.

Je n’avais rien vu venir. Surtout pas les manoeuvres de la société de production Result.Entertainment qui dès la fin de la première saison, nous avait attrapé par le colbac, bien décidée à ne pas nous lâcher. Bref, il n’y avait qu’un mois entre la première saison de 6 épisodes et la suivante. Il y avait comme un suspens entre les deux périodes, alimenté par un mini épisode spécial qui rajoutait plus de questions encore. Dans ce laps de temps, aucune journée sans que nous ne soyons alimentés par des photos, lives sur Instagram, évènements de fans service, scènes coupées, extraits de behind the screen. Bref, moi et mes semblables, de plus en plus nombreux, nous ne respirions plus. Nous étions nourris jusqu’à l’étouffement et heureux de l’être.

Etait-ce la faute de – nos – hommes, aussi sincères (bons acteurs) en dehors que dans la série ? Le fait est que je me souviens très bien du moment où tout a basculé. Du moment où je suis passée de la simple amatrice à quelque chose de plus fort. C’était lors d’un évènement de promotion où étaient diffusés en avant première les deux premiers épisodes de la saison 2. Le show se déroulait dans une salle à Taïwan, mais les fans locaux nous en avaient largement diffusé des extraits et photos. L’émotion des deux acteurs principaux était visible, l’un et l’autre jetant des larmes devant un public tout acquis à leur cause. Libéraient-ils toute la tension accumulée dans l’attente de l’accueil réservée à cette suite bien différente de la première ? Le fait est qu’ils étaient touchants nos petits Sam et YU. Et, comme je ne peux résister à un homme qui pleure – encore moins deux – ils m’avaient eu. J’étais attrapée. Baptisée et prête à devenir un membre actif toute destinée à promouvoir leur culte. Bref, j’étais devenue fan. Ou pour être plus dans l’air du temps, j’étais devenue « stan ».

Après c’était fini. J’avais perdu mon libre arbitre. Et, il n’y avait plus rien de raisonnable. Comme passer du temps devant un live où tu ne comprends pas un traitre mot, mais où juste les voir est un bonheur sans nom. Essayant de traquer leur plus belle expression et en faire une copie d’écran qui sera publiée sur Twitter avec des commentaires plein de superlatifs. Savoir que ton tweet sera liké par les autres « stan » et que ça t’en amènera d’autre. Car, ce qu’il y a d’intéressant dans ce culte, c’est son côté communautaire. Loin du plaisir solitaire d’amateur de séries asiatiques, tu sais que tu fais partie d’un petit club international. Chacun échange ses impressions, ses théories, ses sourires, ses émotions. Tu sais que tu n’es pas seul au royaume des nerds.

J’avais commencé les montages vidéos avant, mais ce sont Sam & YU qui m’ont vraiment inspirés pour me lancer vraiment et sérieusement dans cette activité artistique. Et à la différence de ceux que je réalise maintenant, les leurs étaient plein de scènes extraites des lives et autres évènements en dehors de la série. C’était juste, que pour moi, il y avait peu de différence entre SamYU et DeYi. Les deux garçons s’entendaient tellement bien, étaient si proches l’un de l’autre, qu’on ne pouvait distinguer les acteurs de leurs personnages. J’ai d’ailleurs fait mes meilleurs scores avec eux, car moi aussi, au delà de la qualité laissant à désirer de ces vidéos, j’étais sincère. Et, je n’en suis pas restée là. Outre les photos tournées en oeuvres d’art numériques, je les ai peints sur une vraie toile et ils m’ont inspirés en modelage, sans compter ma propre version de la suite de leurs aventures.

Aujourd’hui, la fièvre est retombée pour moi. Même si je suis toujours leur travail, les acteurs sont partis chacun de leur côté. Et moi ma vie de sériephile s’est poursuivie, mais sans qu’un tel coup de coeur ne se reproduise. Je vois toujours certains membres de la communauté qui restent coincés dans cette série, s’auto-nourissent de vieux extraits, décortiquent la moindre nouvelle photo, restent à l’affût de la plus insignifiante information ou rédigent des fanfictions pour faire perdurer la flamme. Quand je les observe, je me demande si j’étais vraiment stan ou si c’était juste une passade ? Le fait est qu’à la faveur de la diffusion d’une édition spéciale de la série, remontée avec des scènes coupées, j’ai retrouvé un peu des sensations de l’époque. Mon souffle coupé lorsque les acteurs s’enlacent, leurs scènes d’intimité plus vraies que nature. Je croyais que le feu était éteint, mais il y avait encore des braises. Il ne faudrait que des nouvelles de l’imminence d’une saison 3 pour que toute ma personne ne s’embrase à nouveau.

#YDESTINY – Puth x Kaeng | You sexy thing

Nouveau montage vidéo produit avec Final Cut Pro. Cette fois nouveau changement de série thaï. La vidéo est produite à partir des épisodes 9 et 10 de la série YDestiny actuellement en cours de diffusion.

Un jeune couple particulièrement convaincant a attiré mon attention. Toru & First interprètent avec aisance le duo plutôt chaud Puth & Kaeng.

Pour une telle vidéo, j’ai fouillé dans les titres des années 70. You sexy thing de Hot Chocolate semblait tout destiné à cette histoire de feu.

#IPYTM – Alone in a room

Nouvelle série thaï qui vient de démarrer cette semaine. I promised you the moon (IPYTM) est la suite de l’excellente I Told sunset about you (ITSAY) qui avait atteint tous les sommets en 2020. Autant dire que ce nouvel opus était très attendu. On retrouve avec plaisir les personnages de Teh et de Oh-Aew qui ont quitté Phuket pour Bangkok où ils viennent étudier dans deux universités différentes. Autre lieu, autres amis. Même si leur amour ne se cache plus, ils sont confrontés à de nouveaux défis qui peuvent mettre à mal leur jeune couple.

Dans ce cadre, j’ai imaginé le pire des scénarios où les deux garçons se séparent, mais où Oh-Aew pense encore à son grand amour. J’ai utilisé pour cela le teaser, deux MV enregistrés pour l’OST, un highlight de l’EP1 ainsi que le court métrage Last twilight in Phuket réalisé par Boss Kuno le réalisateur d’ITSAY. Autant dire une matière exceptionnelle que j’ai eu du mal de torturer avec mon montage. Heureusement j’ai pu disposer de vidéos de très bonne qualité ce qui se voit au résultat visuellement très clean.

C’est la première fois que j’utilise un logiciel pro avec Final cut pro qui offre de belles fonctionnalités que j’ai peu exploitées. L’outil s’utilise de façon assez intuitive pour qui pratique ce genre de produit de montage. J’ai le temps de le découvrir plus en profondeur puisque c’est lui que j’utiliserai à partir de maintenant.

La musique est un titre acoustique du groupe de hard rock Asking Alexandria : alone in a room.

Sweet Night In Bangkok – Multi BL 2021- Renegades

Extraits des séries thaï du moment : #LovelyWriter​, #FishUponTheSky​, #YDestiny​… librement montés par mes soins de telle sorte qu’ils produisent une série totalement fictive nommée Sweet Nights in Bangkok.

Avec #Kao#Talay#PondNaravit#ChapMeow

Music : #Renegades​ de #OneOKRock​ (tous droits réservés).

Musique utilisée dans cette vidéo

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Titre

Renegades

Artiste

ONE OK ROCK

Album

Renegades

Concédé sous licence à YouTube par

WMG (au nom de Atlantic Records)

#WBL – #YuZhenXuan ’s love song – Everytime (cover)

Yu Zhen Xuan et Pei Shou Yi #RayTian​ sont le couple secondaire de la série We Best Love – FightingMr2nd (Result.Entertainment tous droits réservés).

Dans ce nouvel edit, je centre sur le personnage de Yu Zhen Xuan (ShihChihtian) et de son amour impossible pour l’ancien docteur devenu patron de bar Pei Shou Yi (RayChang).

Musique : extrait d’un cover de Everytime de Britney Spears – Audio produced, mixed and mastered by Dave Winkler (tous droits réservés).

#WBL – Dazed by #Yu

Nouvelle edit à partir de ma série culte du moment. Cette fois, c’est une phrase du dernier EP qui m’a inspirée et m’a donné l’envie de célébrer la beauté d’un des deux acteurs de cette série #YangYuTeng

Pour la musique, j’ai choisi un cover de la célèbre chanson de Beyonce Halo interprétée par Alexander Stewart.

Boys Love Addiction – Outlaws of love

Une nouvelle vidéo qui donne une idée des séries BL que j’ai préférées jusqu’ici. On va retrouver des extraits de :

HIStory3 : Trapped (Taïwan)

We Best Love : N°1 for you & FightingMr2nd (Taïwan)

I Told Sunset About You (Thaïlande)

Until We Meet Again (Thaïlande)

To My Star (Corée du sud)

My Engineer (Thaïlande)

Musique : Outlaws of Love – Adam Lambert.

Si ça t’intéresse viens discuter avec moi sur mon compte Twitter dédié au Fandom Boys Love @witch_drama