Au pays de tes rêves

Tu sais que depuis mon premier voyage en Asie, j’ai tellement apprécié les lieux que depuis j’ai décidé d’en visiter de nombreux pays. Cette année, j’avais choisi d’aller au Japon.

C’était comme ça, il le fallait. Le Japon c’était une évidence en 2022, même si ce n’était pas évident d’y aller. D’abord les conditions pour s’y rendre étaient draconiennes : Visa nécessaire et de multiples contraintes comme d’être accompagné en permanence d’un guide. Le gouvernement japonais n’était pas très accueillant depuis la COVID, mais c’était sans compter sur la manne financière du tourisme. Mais au final j’ai eu de la chance, ce 11 octobre les nippons ont réouvert leurs frontières.

Alors, après tout ce bazar pour venir, je n’étais pas spécialement enthousiaste. Ce n’était pas particulièrement non plus le pays de mes rêves. Même si je sais qu’y aller est un rêve inaccessible pour beaucoup et que cette contrée lointaine est très prisée ici pour de multiples raisons. Le voyage était aussi très long. Sans doute l’un des plus long que j’ai jamais fait. Sachant que je ne dors jamais dans les avions, j’ai du enchaîner les films pour passer le temps. L’arrivée à Tokyo a été du jamais vu. Un nombre de contrôles incroyables avec des employés d’aéroport te guidant dans tous les couloirs, l’installation d’une appli sur mon smartphone, mais le tout avec gentillesse tout de même. J’avais l’impression d’être une pestiférée, mais une fois toutes les formalités achevées, la suite fut plus tranquille.

J’ai fait ensuite un tour du Japon avec un petit groupe d’âges variés. Au final, le pays m’a bien plu. Bien plus que je ne l’imaginais. J’ai particulièrement apprécié le sentiment de sécurité, la propreté, l’organisation, la politesse des gens et les distributeurs à tous les coins de rue. Sans doute est-ce par contraste avec notre pays, même s’il ne faut pas noircir le tableau. Tout français devrait néanmoins faire un tour là-bas histoire de se rendre compte que c’est possible de vivre en respectant les autres. Je pense aussi que c’est le genre de pays qui va bien aux introvertis comme moi. Personne ne te demande rien, tu ne demandes rien à personne. Même si je ne passais pas inaperçue, je me suis fondue dans la masse pour contempler ses superbes paysages et ses étonnants habitants.

Même si j’aimais déjà le design japonais, ce voyage m’a inspirée pour mon art ainsi que pour aménager mon jardin. J’y ai pris de jolies photos dont quelques unes ci-dessous. Comme tu peux le voir, il est bien joli le pays de tes rêves.

Till Twitterland ends

Peu de temps après le rachat de mon village par un gros magnat de la tech, aujourd’hui on nous annonce qu’il peut être balayé d’un clic. Même si je ne crois pas qu’un investisseur dépense autant d’argent juste pour le plaisir de le raser, il me semble important de défendre un peu ce lieu, même si l’univers d’Internet est suffisamment vaste pour toujours y trouver refuge ailleurs.

Alors oui cela fait déjà plus de treize longue années que je suis citoyenne de Twitterland. Certes, j’ai eu des résidences secondaires dans d’autres villes (=d’autres réseaux sociaux), mais je n’y suis jamais restée longtemps, sauf pour aller y faire quelques courses.

Ce n’est pas que je craigne de déménager. J’ai déjà détruit ma résidence principale le jour de ses dix ans. En effet, je m’y ennuyais grave. Mon quartier, autrefois si animé, était devenu triste à mourir. Les habitants, si respectueux par le passé, passaient maintenant leur temps à s’invectiver. Alors, j’ai migré dans un autre coin plus calme (non ce n’est pas une sénioriale). Mais, même si j’ai commencé par une petite cabane au fond du jardin, bientôt je me suis retrouvée avec un château. Le pire c’est que je ne cherchais même pas à m’agrandir, mais le fait est que chaque personne qui passait par là y a rajouté une pierre. Si bien que seulement quelques années plus tard, je n’arrivais déjà plus à me retrouver dans un si grand espace. Mon cabanon est aujourd’hui devenu une tour gigantesque de laquelle j’ai perdu de vue le monde. Et qu’est-ce qu’être présent sur un réseau social sans socialisation ? Ce n’est plus vivre dans un village, mais juste observer les gens depuis un penthouse. Cela n’a plus beaucoup de sens, même si ça fait du bien à l’égo d’être proprio d’une si imposante demeure.

Du coup, j’ai pris en plus un petit studio dans un quartier asiatique plus jeune, plus féminin et – surtout – plus amusant. C’est vrai que j’ai parfois arboré le rainbow flag pour de mauvaises raisons, mais là je l’ai planté à ma fenêtre avec fierté. C’est bien la même personne qui avait défilé pour le mariage pour tous qui vit maintenant dans une sorte de Christopher street soft où toutes les histoires d’amour auraient un happy end. Tu me demandes si je n’ai pas filé direct dans Le meilleur des monde d’Aldous Huxley. Non, je sais très bien que nous vivons dans 1984, mais j’aime l’illusion d’un semblant de liberté et de diversité.

En fait, je ne cherche même pas à savoir si les voisins sont gays, lesbiennes, fujoshi, fétichistes ou de simples het/cis qui aiment seulement l’ambiance du quartier. Le fait est que peut-être pour la première fois de ma vie, je réside dans une communauté. Non que je sois devenue communautariste pour m’exclure du monde, mais plutôt membre d’une partie de la société qui cherche à être reconnue, voire à croître. Dans ce cadre, je n’hésite pas à faire du pro-élitisme pour cette communauté dès que j’en ai l’opportunité.

Le quartier est aussi très cosmopolite. Je parle français avec mes voisines, mais souvent je fais l’effort de m’exprimer en anglais pour communiquer avec plus de monde. Les xénophobes n’ont pas leur place ici, car tous les magasins qui nous nourrissent sont tenus par les thaïlandais, japonais, taïwanais, coréens ou des philippins. Les habitants viennent du monde entier. D’Asie bien entendu, mais aussi d’Europe, d’Amérique du nord ou du Sud. Certains jours, lors des grands évènements, ça ressemble à une tour de Babel qui hurle dans toutes les langues.

Il n’est pas rare par ailleurs de croiser des célébrités asiatiques parmi la foule. Ils sont nombreux à venir y faire leur pub pour leur dernier spectacle. Même si j’ai eu des interactions avec quelqu’uns, j’ai plus fréquemment tapé la discute avec les réalisateurs, producteurs et autres coaches qui n’hésitent pas à échanger avec le public. Ainsi, alors que j’étais quasi muette depuis plusieurs années, ici je n’hésite pas à donner mon avis via des reviews placardées devant ma porte. Je commence donc à connaître certains habitants et c’est fun. Tout le monde a le sourire lorsque je les croise dans l’escalier ou dans la rue. Notre mot d’ordre est la bonne humeur. Nul n’est là pour se prendre la tête.

Si demain doit être le dernier à Twitterland, je n’aurai aucun regret de quitter ma tour, mais j’en aurai de quitter mon petit studio rose fluo. Heureusement, je sais que, tels des nomades, ma communauté migrera sous des cieux virtuels plus cléments et je saurai toujours reconnaître les signes qui me mèneront sur leur chemin.

Win x Team | Shift | BetweenUsTheSeries [BL]

Win a craqué pour le jeune Team, un nouveau nageur dans son club de natation à l’université. Bientôt, l’attraction entre les deux garçons va devenir réciproque.

Avec des extraits des épisodes 1 et 2 de la série Thaï #betweenustheseries produite par Wabi Sabi (2022). #WinTeam #BounPrem

Musique : #Shift de l’album Heal de #therose – copyright : ℗ 2022 Windfall / Transparent Arts.

The Eclipse – Mon avis

Parmi les séries BL les plus attendues de 2022, il y avait The Eclipse, produite par la firme thaïlandaise GMMTV. On y retrouve en vedettes First Kanaphan et Khaotung Thanawat ainsi qu’en couple secondaire Neo et Louis, deux jeunes acteurs plus habitués aux rôles comiques.

Le BL fait partie d’une catégorie que je considère comme militant, au même titre qu’un Not Me par exemple. Ce genre particulier semble être une contribution de la production à l’avancée de la cause LGBT+ en Thaïlande, mais peut-être encore bien plus : à la cause pro-démocratie de la société thaï. Comme une sorte de soutien soft aux différentes revendications qui font l’objet régulièrement de manifestations dans le pays. La personnalité de Golf Tanwarin Sukkhapisit la réalisatrice et politicienne très engagée le confirme. Le sérieux du sujet est aussi illustré par l’absence de publicité embarquée. Comme si GMMTV n’attendait pas particulièrement un gros audimat pour ce BL.

Alors revenons un peu sur le sujet. Au début rien de vraiment nouveau : des scolaires dans une école privée masculine d’élite. Parmi les élèves aux uniformes impeccables se distinguent les préfets une sorte de milice interne qui fait respecter les règles strictes de l’établissement. Parmi ces derniers Akk (First), élève boursier sage et obéissant, dirige cette milice. Tout irait bien dans le meilleurs des mondes autoritaires si des grains de sable ne venaient gripper cette machine à formater les jeunes esprits. Un petit groupe de garçons proteste contre le port de l’uniforme et un mystérieux nouvel élève Ayan (Khaotung) fait de la provocation contre le système de l’école. Bientôt, toute cette institution immuable va être secouée, obligeant élèves et professeurs à se remettre en question et à évoluer.

On se doutait que First brillerait dans le rôle de Akk. On l’attendait en brave petit soldat torturé par ses sentiments et la remise en question de toutes ses croyances. Cependant, même s’il a effectivement fait le job, comme l’acteur talentueux qu’il est, les étincelles sont plutôt venues de Khaotung, souvent très émouvant dans le rôle difficile d’Ayan. Leur couple tient la route et leur alchimie fait mouche à bien des moments. Côté couple secondaire, l’interprétation de Neo m’a bluffée, moi qui le déteste fréquemment dans ses rôles comiques. J’avais d’ailleurs zappé son perso dans Fish upon the sky tellement ses grimaces me portaient sur les nerfs. Mais là, dans un registre plus dramatique, je l’ai beaucoup aimé. Un registre qui va aussi très bien à son complice Louis qui fait aussi une jolie performance dans ce BL.

Sur le plan de la mise en scène, peu de fioritures, même si on peut compter quelques jolies scènes notamment en bord de mer. La réalisatrice a surtout privilégié l’émotion et les gros plans sur ses acteurs. Par ailleurs, elle n’a pas éludé le propos militant comme on pouvait l’imaginer. A noter la scène dans un café pour tous, le fait que les protestataires étaient des LGBT+ ainsi que les nombreuses références à 1984 de George Orwell, livre lu par Ayan. L’oppression exercée par l’école fait écho à celle du gouvernement qui discrimine les minorités, mais aussi opprime l’ensemble de la société qui est privé de démocratie. Les changements viendront par une prise de conscience des citoyens. Tout comme les élèves de Suppalo, ces derniers doivent bousculer le confort des règles établies et permettre une évolution pour le bien de tous.

Même si je m’attendais à un BL plus sombre et peut-être un peu plus engagé, le résultat est tout de même satisfaisant. Et j’apprécie particulièrement les séries avec du fond, en plus d’une jolie histoire d’amour. Fan de First, je vais patienter (peu de temps) pour le voir dans son prochain rôle, même s’il restera toujours pour moi l’inoubliable Yok de Not Me.

Regarder du Boys’ Love ? A mon âge ?

Il est de notoriété publique que les spectateurs des séries BL sont relativement jeunes. Même si l’audience est certainement plus diversifiée en Asie, j’ai parfois l’impression de détoner sérieusement dans cette communauté. Cependant, je ne me pose pas la même question lorsque je regarde des séries occidentales comme Young Royals ou Heartstopper. Alors, si je m’interroge, je me doute que c’est encore plus le cas de ceux qui hésitent à se lancer.

Le principal argument pour renoncer tient essentiellement au fait que beaucoup de BL se déroulent au lycée ou à la fac avec des acteurs à peine sortis du berceau (j’exagère car certains ont largement passés l’âge de l’université). Je les appelle les BL traditionnels : avec appareils dentaires, culottes courtes et franges. Les meilleurs tournent autour d’un plot enemies to lovers et finissent en premiers émois adolescents plus ou moins sages. Je ne doute pas que, mis à part quelques vagues souvenirs de jeunesse, ce genre de séries n’emballe pas plus que ça un public plus mature.

Mais l’industrie a heureusement pensé à vous (et moi). Ouf ! Oui, elle produit de plus en plus de BL avec des scénarios qui nous font quitter les bancs de l’école pour le monde du travail. Ainsi je t’ai préparé ci-dessous une liste de BL récents avec des plots plus matures qui te feront peut-être tenter l’aventure. Attention, l’addiction peut être sévère à la longue.

Le BL qui critique le monde du BL

Débutée en 2021 avec plusieurs séries tançant l’industrie du BL (Lovely writer, Call It what you want), le mouvement se poursuit en 2022 avec War of Y qui dépeint les côtés sombres du business avec ses jeunes acteurs assoiffés de notoriété, ses managers accros à l’argent, ses fans toxiques et tout un système malsain qui exploite les gamins et gangrène ce milieu. Actuellement en cours de diffusion sur GagaOOLala et sur la chaîne Youtube d’AISPLAY, la série thaï de 20 épisodes semble vouloir promouvoir un BL plus safe à l’image de la démarche engagée par le réalisateur thaï Aam Anusorn Soisa-ngim (Call it what you want).

War of Y

Le BL dans la mafia

2022 lance véritablement le BL avec une intrigue se déroulant dans un milieu mafieux. Je vous ai déjà parlé de KinnPorscheTheSeries qui est LA grande série thaï de l’année, du moins celle qui a fait le plus parler d’elle. Tu peux retrouver mon avis . Non seulement le plot est plus mûr avec des acteurs approchant la trentaine, mais aussi avec des scènes NC qui n’ont jamais été vues auparavant dans un BL. Donc, on peut dire que KP vise explicitement un public plus mature. Il a d’ailleurs attiré bon nombre de spectateurs non aficionados du BL. Tu peux trouver cette série sur le site iQIYI. D’autres s’y sont lancés depuis avec beaucoup moins de réussite et de talent (ex : Unforgotten night). En effet, le genre nécessite de gros moyens que peu de sociétés de production peuvent se permettre.

KinnPorscheTheSeries

Le BL dans le monde du travail

Que choisir de mieux pour illustrer le BL dans le monde du travail que la série japonaise Old Fashion Cup Cake diffusée sur VIKI. Avec un manager qui fait une crise de la quarantaine et trouve l’amour avec son collaborateur plus jeune autour de la dégustation de pâtisseries. Très bien interprétée par un couple d’acteurs talentueux, le BL fait mouche, même au sein de la jeune génération. Il faut dire que les nippons, qui nous avaient déjà enchantés avec Cherry Magic, savent toujours bien doser l’humour et les sentiments dans leurs productions. Ils sont même un brun plus audacieux dans cette série.

Taïwan, moins inspiré qu’il ne le fut par le passé, nous a proposé le BL Plus&Minus autour d’un couple d’avocats colocataires et amis de longue date qui finissent ensemble. Avec un couple secondaire composé d’un barman et d’un blanchisseur père de famille. Le plot n’est pas extraordinaire, mais ça nous a (un peu) sorti des bluettes adolescentes. A voir sur GagaOOLala.

Old fashion cup cake.

Le BL militant

J’ai déjà évoqué Not Me en ces lieux ici. Au delà de la série de divertissement, le BL n’hésite pas à promouvoir notamment les revendications des LGBT thaï dont l’égalité devant le mariage. L’une des scènes emblématiques de la série se situe d’ailleurs autour d’une manifestation où est brandi un immense drapeau arc en ciel. On peut féliciter les auteurs qui ont totalement transformé le roman initial en ce chef d’oeuvre diffusé sur la chaîne Youtube de GMMTV.

Papa&Daddy2 est la suite d’une production taïwanaise diffusée sur GagaOOLala qui nous raconte la vie de famille d’un couple de LGBT et de leurs deux enfants. Y sont relatés les difficultés liés à l’homoparentalité dans une société, même si la plus avancée d’Asie, restant tout de même encore dominée par les traditions et le poids de la famille.

Not Me

Le BL sur les difficultés de la vie de couple

Un peu dans le style de la suite d’I Told Sunset About You : I Promise You The Moon, To My Star 2 nous narre les aléas de la vie de couple. Lorsque son compagnon disparaît brusquement, une star de TV coréen fait tout pour le retrouver et renouer avec lui. Avec un duo d’acteurs toujours aussi émouvant, TMS2 nous laisse imaginer ce que pourraient-être des BLs coréens s’ils étaient produits avec les mêmes moyens que les kdramas dont nous abreuvent le pays du matin calme. La série est disponible sur GagaOOLala et Viki.

To my star 2

Le BL, ce lakorn comme un autre

Amorcée avec Manner of Death fin 2020, il y a bien une tendance qui se confirme en Thaïlande autour de productions qui ressemblent plus à des drames traditionnels thaï (lakorns) qu’à des BL. C’est le cas cette année avec The Miracle of Teddy Bear, un conte fantastique avec un gros nounours qui prend forme humaine et permet au principal protagoniste de régler de vieux conflits familiaux et de s’accepter tel qu’il est.

On continue dans le fantastique avec Triage, sorte d’ Un jour sans fin à la sauce thaï où un jeune médecin doit sauver un automobiliste pour pouvoir sortir d’une boucle temporelle.

On peut seulement regretter que ces deux dramas ne soient pas mieux diffusés à l’international.

J’ajoute à cette catégorie 180 degree longitude passes through us, même si c’est une sorte d’ovni très cinématographique filmant un huis clos entre un jeune homme (photo ci-dessous), sa mère étouffante et l’ami intime de son père décédé. L’acting de qualité du trio est un atout majeur de cette série thaï actuellement en cours de diffusion à l’international sur GagaOOLala.

180 degree longitude passes through us

L’année n’étant pas finie, je pense qu’il y aura d’autres productions qui pourront entrer dans l’une ou l’autre de ces catégories et ravir nos yeux toujours plus avides d’originalité. Alors, j’espère que tu seras un peu plus rassuré à la lecture de cet article et que tu souhaiteras toi aussi tenter l’aventure du BL.

Du second couple syndrome

Je ne sais pas trop quand j’ai été atteinte par cette drôle de maladie, mais j’avoue que lorsqu’on m’en a parlé, j’ai fait des recherches internet (comme tout bon malade moderne) et j’ai coché toutes les cases. Oui j’avais chopé une affection bien récidivante. Un truc qu’on attrape en fréquentant trop assidument les dramas asiatiques du genre Boys’ Love.

En réalité, je crois bien que j’ai eu les premiers symptômes dès mon premier drama BL. C’était avec TinCan (MeanPlan) dans Love by chance (LBC). J’aimais le côté sombre de Tin et la fraîcheur maladroite de Can. Cependant, ils m’ont soignée avec une saison 2 horrible. Le pire des remèdes. Oui (je ne le dis pas trop fort), mais c’était bien les prémices du SECOND COUPLE SYNDROME.

TinCan (MeanPlan) dans Love by Chance.

Mais, maintenant que j’étais contaminée, la maladie semblait incurable. En effet, dès que toute bonne série était diffusée, je replongeais immédiatement. Ce fut de nouveau le cas avec WinTeam le couple secondaire de Until we meet again (UWMA). Ces deux nageurs m’avaient de nouveau causé la fièvre. L’un Win (Boun) avec son look incroyable : cheveux blonds décolorés, boucles d’oreilles et large tatouage d’ailes dans le dos. Et l’autre Team (Prem) avec son humour. Je me demande, en passant, si je vais rechuter une fois qu’ils seront en lead dans Between Us ?

WinTeam (BounPrem) dans Until We Meet Again.

J’étais à peine remise de cette deuxième affection, que bam ! Je rechutais illico pour RamKing dans My ingineer. Et à vrai dire je n’ai même plus aucun souvenir de qui était le couple principal, tellement ces deux beaux gosses m’ont brûlé le cerveau. Encore une fois un couple singulier : un – petit- tatouage dans le cou pour le très introverti Ram (Perth) et un King (Talay) trop cute en amoureux des plantes et des fleurs.

RamKing (PerthTalay) dans My Engineer

Même si la maladie frappait fort à chaque fois, je n’arrivais toujours pas vraiment à mettre un nom dessus. Ce n’était qu’au détour de tweets des différents fandoms que je comprenais peu à peu de quoi j’étais atteinte. Cependant, je devais aussi me rendre à l’évidence : il n’y avait aucun remède. Si ce n’était renoncer à mon addiction aux BLs ou regarder des trucs SANS second couple (ex. Bad Buddy) ou bien avec un couple principal suprêmement charismatique (ex : TangYi/ShaoFei dans HIStory 3 : Trapped).

Je décidais qu’il fallait que je me fasse une raison, j’étais sujette à ce trouble et celui-ci pouvait frapper de nouveau à tout moment. J’y échappai de justesse avec We Best Love, même si j’eus quelques suées que je soignai rapidement par quelques édits de Shouyi et ZhenXuan, mais c’était surtout parce que DeYi (SamYU) était un couple vedette exceptionnel. Et je pleure en 2022 en songeant à ce que fut la belle époque des BL taïwanais.

Shouyi et ZhenXuan (RayTian) dans We Best Love

Pendant de longs mois, je n’eus plus aucun symptômes. Je me croyais guérie, jusqu’à ce que ne déboulent mes très chers DanYok (GawinFirst) avec la série Not Me. GMMTV avait fait fort en me recontaminant avec deux beaux garçons artistes peintres accompagnés d’une histoire forte et romantique à souhait. Ils l’auraient fait EXPRES qu’ils ne s’y seraient pas pris autrement. La fièvre des théories accompagnée du stress de ne pas savoir comment finirait leur histoire, aucun doute, c’était le retour du syndrome. J’avais TRES GRAVEMENT rechuté, jusqu’à produire un edit par semaine. Franchement, je pense que je n’ai jamais été autant atteinte. J’en garde d’ailleurs des séquelles qui me poussent, des mois après la fin de la série, à peindre leur portrait en souvenir (ci-dessous) après avoir payé une somme folle pour les revoir en DVD en provenance de Thaïlande.

DanYok (GawinFist) by me.

A peine convalescente, voilà que déboule une autre épidémie avec VegasPete (BibleBuild) dans KinnPorsche. Heureusement, ils y ont été lentement avec eux, ce qui m’a permis de récupérer de mes précédents émois avant de souffrir de nouveau. Cependant, comme ça faisait plus d’un an qu’on nous annonçait cette contagion, j’étais préparée. Là encore, un couple atypique : un beau mafieux sanguinaire et un cute bodyguard d’une famille rivale, les deux appréciants des pratiques hors normes. Les talentueux acteurs BibleBuild nous rendant ce couple encore plus vrai que nature. Même si cette fois aussi l’affection fut sérieuse, j’en sortis en plutôt bon état.

VegasPete (BibleBuild) dans KinnPorsche

L’année 2022 n’étant pas encore finie et les virus BL se propageant de façon exponentielle dans les contrées asiatiques, nul doute qu’il est plus que probable que je ne succombe de nouveau avant son achèvement. Cependant, avec le temps, je peux maintenant mieux en reconnaître les signes et donc me préparer (cad faire du ménage sur mon disque dur et changer en avance ma PP sur Twitter). Ainsi dès que je vois :

  • un couple vedette à l’avenir trop évident ou fade,
  • un second couple très charismatique avec une histoire passionnante et incertaine (l’incertitude rendant accro jusqu’au bout).
  • le second couple interprété par des acteurs talentueux

Je sais déjà que ça va taper dur.

Si à la lecture de cet exposé médical (mais peu sérieux), tu penses toi aussi être atteint de ce syndrome, tu peux me le dire dans les commentaires.

#KinnPorscheTheSeries (2022) – mon avis

On l’attendait depuis si longtemps. Lancée en grande fanfare en janvier 2021 avec un trailer de folie de 9 mn dont je vous avait déjà parlé dans mon billet , la série thaï KinnPorsche a connu des péripéties de production et de scénario qui ont décalé sa diffusion jusqu’en avril 2022. Plus d’un an plus tard, un nouveau teaser, très énigmatique, promettait quelque chose de plus sombre, mais aussi de plus artistique.

KinnPorscheTheSeries – Trailer de la nouvelle version

Portée par une nouvelle société de production Be On Cloud (avec probablement l’acteur Mile Phakphum comme investisseur), le BL, tiré d’un roman thaï du même nom, nous conte l’histoire d’amour entre un chef mafieux Kinn (Mile Phakphum) et son bodyguard Porsche (Apo Nattawin). Le genre de scénario alléchant pour ceux qui, comme moi, gardaient un bon souvenir de HIStory3 : Trapped. En effet, j’ai toujours trouvé que le mélange Mafia+BL était plutôt sexy et attrayant. Avec notamment la promesse de pas mal d’action et des bad boys plutôt hot. Le fade « Golden Blood » sorti en 2021 n’avait pas compensé mon impatience dans le domaine.

Dès sa sortie le 2 avril 2022, l’engouement des fans a été tel que dès le 2ème épisode KinnPorsche se trouvait déjà n°1 dans les Trending Topics de Twitter au niveau mondial au moment de sa diffusion. En effet, les spectateurs étaient bien plus nombreux que le cercle international des membres du fandom BL. Cet effet planétaire avait de quoi faire tourner la tête des acteurs qui ont vu bondir leur nombre d’abonnés au delà du million sur Instagram (le mètre étalon en matière de notoriété des acteurs). En effet, les fandoms BL sont aussi efficaces que ceux de la KPOP. Ils en ont les qualités, mais aussi les défauts. De ce fait, tourner dans un BL est quelque chose qui peut faire votre fortune en Asie, tout comme peut vous faire tomber aussi vite lorsque quelqu’un découvre de vieux tweets plutôt honteux (n’est-ce pas Build Jakapan alias Pete dans la série ?). Quoiqu’il en soit, les séries BL font parties du soft power Thaï et sont donc encouragées par le gouvernement thaïlandais, même si pour l’égalité des droits les homosexuels thaï devront hélas encore patienter.

Sur le plan de la qualité, outre le plot plutôt riche qui nous sortait des habituelles bluettes universitaires, la cinématographie était particulièrement soignée. Avec, notamment, pas moins de trois réalisateurs derrière la caméra pour tourner les 14 épisodes : Kome Kongkiat, Pond Krisda et Pepz Banchorn. Je ne sais si c’était lié, mais j’avais parfois l’impression de ne pas regarder la même série d’un épisode à l’autre. Ainsi nous passions de la pure comédie dans les premiers ep, à de la jolie romance dans les eps 6 et 9 et à du vrai film de gangsters dans les Eps 7, 10 et 14. En fait, je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre chaque samedi soir. Ce qui fait, que personnellement, je ne me suis jamais ennuyée.

Mais ce qui a surtout fait sensation ce sont les scènes d’intimité plutôt hot entre les acteurs principaux. Outre de la nudité, certaines scènes étaient véritablement explicites et la caractérisation +18 pour la version UNCUT diffusée sur iQIYI n’était pas abusive. Pour moi, KP par son réalisme met juste en lumière la sensualité du peuple thaï. Même si cela ne m’a pas choquée (il m’en faut beaucoup), d’un prime abord, ces étreintes très réalistes m’ont paru prendre le pas sur les sentiments entre Kinn et Porsche. Mais, lorsque j’ai compris (il me faut du temps vu mon grand âge) que c’était leur façon à eux, très physique, d’exprimer leurs sentiments, j’ai plus apprécié les moments sympas du couple (le date, les taquineries quotidiennes…). Mile et Apo étaient si à l’aise dans ces scènes là que nombre d’entre nous se sentaient comme des voyeurs en train d’assister à leurs ébats. Ainsi, lorsque le moment tant attendu de l’étreinte dans la piscine est enfin arrivée au 13ème épisode, nous en avons à peine entendu parler. C’était comme si à cet instant là, un peu honteux, nous avions maté un vrai couple en train de faire l’amour et nous étions comme gênés d’être là (si si), même si le spectacle était très joli à voir (quand même).

KinnPorscheTheSeries Ep13 – scène de la piscine – Mile Phakphum et Apo Nattawin

Cependant, j’appréhendais les scènes problématiques. D’après ceux qui avaient lu le roman, il était censé y en avoir de nombreuses. Dans tout autre BL, ce genre de scènes (sexe sans consentement du partenaire par exemple) ferait un scandale terrible. Mais, là comme il s’agissait de mafieux sans foi ni loi, j’avoue que ces scènes ont plutôt bien été traitées. Il faut remercier les scénaristes qui ont fait un travail énorme pour améliorer le script et nous ont épargné des trucs vraiment horribles. Ce qui m’a juste énervée par moment, c’est Kinn, jaloux comme un tigre, qui traite plusieurs fois Porsche de p… En effet, si Vegas est le total red flag, Kinn semble tout aussi toxique. Ces gars là sont loin d’être des modèles de vertu et on ne leur donnerait pas le prix du meilleur BF. Cependant, ils fascinent par leur totale absence d’empathie et un certain détachement par rapport à la violence. Kinn tue de façon froide, Vegas parce qu’il aime ça.

Du côté de l’interprétation, le couple principal était vraiment très charismatique. Mile semblait très à l’aise dans le rôle de Kinn, le boss dominant. Il apportait toute sa virilité et son charme naturel au personnage. On avait l’impression qu’il avait fait ça toute sa vie. Apo, fantasque, sympathique et sublime, était particulièrement efficace dans les scènes d’action. Même s’il n’a pas toujours été égal dans la comédie. Mais son côté cute a largement compensé ses baisses de régime. Et ses scènes d’intimité sont incroyables de justesse.

De plus, pour l’antagoniste, nous avons été très bien servis avec Bible Sumettikul qui pour son premier rôle a littéralement crevé l’écran. En interview Bible a dit que le temps était l’avantage qu’ils avaient eu pour que cette série soit réussie. Et il a vraiment bien utilisé ce temps. Ce jeune acteur a porté à lui seul plusieurs épisodes sur ses – larges – épaules (Ep7, Ep10 et une bonne partie de l’EP14). Tantôt charmeur, tantôt psychopathe, il a joué sur de nombreux registres. Sa voix douce offrait un contraste réussi avec son physique de bad boy. Avec le cute Build Jakapan, il a aussi formé un couple sulfureux et atypique qui a enflammé tout le fandom BL. L’hystérie des fans de VegasPete était à son comble, car le temps consacré à l’histoire de ce couple secondaire – comme d’hab’ – était toujours trop court. Il a fallu attendre les 4 derniers épisodes pour les voir véritablement interagir ensemble. Et, en ce qui me concerne, je n’ai pas été déçue. Ils étaient fabuleux jusqu’à la toute fin de la série.

KinnPorscheTheSerie Ep13 – #VegasPete – Build Jakapan et Bible Sumettikul

Comme si cela ne suffisait pas à son culte, la prestation de danse de Bible lors de l’évènement #KPWorldPress , où il termine torse nu, a fini d’achever ses fans (dont moi). Pour l’avoir suivi sur IG dès le début 2021 alors qu’il n’avait que quelques milliers de followers, il m’a éblouie par sa prestation dans la série et par son sérieux dans son travail d’acteur. Sa transformation de petit ingé bricoleur timide en sex symbol international est tout simplement magique. Aujourd’hui lorsque je le vois intervenir dans les events, je remarque comme il a gagné en confiance en lui et cela me fait vraiment plaisir (j’avoue je ne suis pas sa groupie, juste sa maman voilà).

Bible Sumettikul qui joue Vegas dans KinnPorscheTheSeries

En plus des deux couples principaux, le casting était tout aussi riche et talentueux. Avec notamment l’excentrique et très drôle Tankhun admirablement interprété par Tong. Le jeune couple KimChay formé par l’expérimenté Jeff Satur et le débutant Barcode apportait une touche de fraîcheur et un supplément d’émotion à la série. Il y avait aussi une ribambelle de bodyguards tous plus sexy les uns que les autres. Je ne retiendrai pour ma part que mon nerd préféré Arm joué par Bas. Ce personnage aux multiples facettes qui de sérieux bodyguard expert en technologie le jour peut se transformer en gogo boy ultra sexy la nuit (Moi obsédée par ses abdos ? Non non, je l’ai juste remarqué pour son talent d’acteur).

J’ai déjà écrit que l’année 2022 était l’année de la mafia dans les BL thaï (et du sexy en général). Cependant, KP va plus loin. C’est une série hors normes. Même si le plot plus intello d’un NOTME m’aura plus passionnée et inspirée (Cf. le nombre d’edits que j’ai produit), je dois reconnaître que la cinématographie de KP m’a souvent scotchée. Lors de mes prints screen pour mes reviews sur Twitter, j’essayais toujours de capter les pépites que je notais dans la mise en scène. J’ai adoré notamment le travail sur les éclairages en lien avec la psychologie des différents personnages.

Alors, quel est mon épisode préféré ? Outre les épisodes portés par mon petit chouchou Bible, c’est sans hésiter l’épisode 6. J’ai eu un coup de coeur pour Kinn et Porsche livrés à eux-mêmes dans la nature. Cet opus était génial. A lui tout seul, il vaut le coup de regarder la série.

KinnPorscheTheSeries – Episode 6 – Kinn et Porsche (Mile Phakphum et Apo Nattawin)

Pour moi, ce BL va rester parmi les références. Non seulement pour son audace, son casting et ses décors grand luxe, mais aussi pour la qualité de sa réalisation. KP fait passer le BL de série de seconde zone au premier plan. Elle a d’ailleurs été première devant toutes les séries traditionnelles pendant toute la durée de diffusion sur la plateforme iQIYI. KP fait vraiment passer le genre BL au top et cela ne peut que me réjouir.

Dans le BL, les séries se suivent, des plus softs au plus audacieuses, mais la qualité est aussi souvent très variable faute de moyens. KP prouve qu’on peut mettre de l’argent dans ce genre de série et qu’elle peut rencontrer un vrai succès international. Je pense qu’on ne l’oubliera pas de si tôt. On n’oubliera pas non plus les débats enflammés dans toutes les langues dans nos TL (jusqu’à l’overdose). C’est le signe des grandes séries, du moins de celles qui ont marqué les esprits. Certains membres du fandom KP la feront vivre pendant des mois voire plus, attendant une potentielle saison 2. Ils rediffuseront par ci ou par là des extraits bien choisis. On se souviendra alors, et on se dira : oui j’y étais et c’est un sacrément bon souvenir.

Vegas x Pete – I’m your man

Après avoir été séquestré et torturé par Vegas, Pete craque pour ce psychopathe avec qui il partage des goûts particuliers. Mais il semble que le mafieux en pince aussi sérieusement pour le bodyguard de la famille principale, et lui aussi est prêt à tout pour le garder.

Avec des extraits #VegasPete de la série thaï #KinnPorscheTheSeries – Be on Cloud (tous droits réservés).

Musique : Cover de I’m your man composée par Leonard Cohen par Yules copyright ℗ 2014 Artsolis Production.

Vegas x Pete – Dark Side

Vegas et Pete sont des personnages secondaires issus d’une série thaï en cours de diffusion qui a beaucoup de succès.

Les deux garçons vivent dans le milieu mafieux, mais quoique charmants d’un prime abord, ils partagent une étrange fascination pour le côté obscur.

Première vidéo avec ce couple, mais certainement pas la dernière.

Zee x NuNew – Just Being friendly | Cutie Pie [BL]

De retour avec un edit autour d’une autre série thaï, Cutie Pie avec le couple Zee NuNew. Ces deux jeunes acteurs sont tellement crédibles tant à l’écran que dans le cadre du fan service que la tentation de réaliser cet edit était trop forte. Je pars du principe que NuNew n’arrive plus à faire la différence entre son rôle dans la série et le fan service. Zee prend tellement bien soin de lui qu’il ose rêver de vouloir plus que d’être ami avec son partenaire…