Zee x NuNew – Just Being friendly | Cutie Pie [BL]

De retour avec un edit autour d’une autre série thaï, Cutie Pie avec le couple Zee NuNew. Ces deux jeunes acteurs sont tellement crédibles tant à l’écran que dans le cadre du fan service que la tentation de réaliser cet edit était trop forte. Je pars du principe que NuNew n’arrive plus à faire la différence entre son rôle dans la série et le fan service. Zee prend tellement bien soin de lui qu’il ose rêver de vouloir plus que d’être ami avec son partenaire…

Dan x Yok – In the mood for love | NotMeSeries [BL]

La série thaï Not Me et le second lead #DanYok m’inspirent. Il faut dire que cette histoire entre un jeune étudiant en art activiste et un graffeur engagé (mais aussi policier) n’est pas banale. Dans ce nouveau montage, Yok propose à Dan de poser pour lui dans le cadre d’un projet universitaire. Cependant, quelque chose d’extraordinaire se produit…

Pour la petite histoire, je me permets via ce nouvel opus de rendre hommage à mon réalisateur asiatique préféré. Bon visionnage (et n’hésitez pas à me laisser un commentaire).

Mon bilan de l’année 2021 dans le fandom BL

Voilà déjà un an que j’ai ouvert un compte dédié sur Twitter afin de partager mes avis sur les dramas BL avec les membres internationaux du fandom associé. Comme je l’ai déjà dit à mes abonnés, c’était un an de bonheur, même si tout ce que j’ai vu n’était pas de qualité. Outre le temps que j’ai consacré à regarder les nouveaux BL, j’ai aussi effectué un important travail de rattrapage des meilleurs dramas afin de disposer de références dans le domaine.

L’année 2021 a démarré en trombe avec une série taïwanaise qui a créé la surprise. On attendait Taïwan avec un nouvel opus des HIStory, mais c’est avec un autre drama que le succès est venu. Je veux parler de « We Best Love » , une série en deux saisons très rapprochées qui a mis le fandom en émoi tout le premier trimestre. Avec un jeune couple au top : Sam Lin (un membre du boys band SpeXial) et YU (un jeune musicien débutant dans l’acting) ainsi qu’une bonne mise en scène, ce drama a mis un moment à faire parler de lui avant de susciter peu à peu un bel engouement grâce à un très bon bouche à oreille et surtout un travail énorme de la société de production. Depuis, les fans restent au taquet et les deux acteurs principaux sont devenus des icônes, même si on n’entend plus parler d’une saison 3.

Peu d’autres productions ont vraiment émergées à Taïwan, si ce n’est le mignon « Beloved in the House» ou la partie BL du drama « Love is science ». On peut aussi saluer le charmant « Papa and Daddy » qui se déroule dans le milieu LGBT taïwanais. Une des plus grosses déconvenues de l’année revenant à HIStory 4. La franchise qui nous a pourtant offert tant de pépites dont « Trapped » ou « Make Our Days Count », a sombré en 2021 avec une histoire truffée de scènes problématiques, comme si la production était totalement hermétique aux critiques récurrentes sur les séries BL.

La Thaïlande, qui nous avait déjà surpris fin 2020 avec « Manner of Death » , un BL sur fond d’enquête policière, a aussi frappé fort dans le début d’année 2021 avec « A Tale Of Thousand Stars » (ATOTS), un drama se déroulant en extérieur dans un village perdu du nord du pays. Là aussi, un beau couple inédit formé de l’expérimenté Earth et du débutant Mix. Avec une histoire plutôt émouvante tirée d’un roman, la série a fait mouche et a enchanté les fans du monde entier. Un autre couple thaï inédit a fait parler de lui en la personne du très beau Kao Noppakao qu’on avait remarqué en 2020 dans « Until we meet again » (UWMA) accompagné cette fois du joli Up Poompat. Les deux garçons ont formé un tandem efficace dans « Lovely Writer » un drama se déroulant dans le milieu du BL. Les mauvais côtés de cette industrie ont aussi inspiré de façon plus incisive Aam Anusorn avec son pamphlet pour un autre BL intitulé « Call it what you want ». Ces deux séries semblant signer comme une sorte de mea culpa de l’industrie thaï en matière de BL. En effet, même la très décriée Mame a commis un sans faute en fin d’année avec sa série « Don’t say no », en dépit de quelques scènes de mauvais goût.

En 2021, on attendait aussi avec impatience la suite de « I told sunset about you » (ITSAY) et on a eu « I promised you the moon ». Même avec une réalisation et une interprétation impeccables, la série a eu peine à convaincre les adorateurs d’ITSAY (dont moi) à cause d’un scénario qui n’était pas à la hauteur de la première partie. Les nostalgiques se seront donc contentés du très beau « Last Twilight in Phuket » réalisé par Boss Kuno, un joli court métrage revenant sur les lieux iconiques de la série, comme une sorte d’adieu à ce beau drama.

Le milieu de l’année a été plus calme et décevant avec « Fish Upon The Sky » où même avec un joli couple formé de PP Naravit et Phuwin Tang, GMMTV a déçu avec un scénario plutôt mauvais (notamment la partie grotesque du frère). On espère une meilleure série pour ces deux beaux garçons qui présentent une belle alchimie. « YDestiny » a été pour sa part très inégale, où n’ont juste qu’émergé le talentueux Chap (déjà remarqué dans Lovely Writer) et le duo torride Toru & First. Néanmoins, en fin d’année 2021, GMMTV a vraiment repris la main en lançant quasi simultanément « Bad Buddy » et « Not Me », deux grosses séries très attendues avec notamment de très bons acteurs thaï, sans doute les meilleurs de l’industrie. J’en reparlerai très prochainement. Cependant, alors qu’on avait été alléché avec leur tonitruant trailer de janvier 2021, la série « Kinn Porsche » a pris énormément de retard et a au final changé de société de production. Heureusement la majorité du casting a été conservée, mais les teasers qu’on a vus jusqu’ici laissent augurer un résultat très différent de l’initial. On découvrira ça en 2022, s’il n’y a pas une nouvelle déconvenue d’ici là.

En 2021, la Corée a poursuivi sa montée en puissance entamée en 2020 avec de jolies séries. Si parmi elles, il y a eu quelques succès d’estime, car faute de moyens bon nombre de séries ne sont pas à la hauteur, plusieurs pépites ont tout de même vu le jour. Je citerai ma préférée : « To My Star », un beau drama très bien écrit et interprété dont nous auront le plaisir de voir la suite en 2022. Sortant des sentiers battus du milieu scolaire ou universitaire, la série nous conte l’histoire d’amour entre une star sur le déclin et un jeune cuisinier. Les coréens nous ont tout de même offert leur premier vrai kdrama BL avec « Light on Me » joué avec talent par les adorables Kang Yoo Seok et Lee Sae On. Pour le reste beaucoup d’histoires un peu trop bâclées, où mettre des beaux gosses ensemble ne suffit pas à faire un bon BL. Connaissant les capacités des coréens en matière de dramas, j’espère beaucoup plus d’eux en 2022.

Le sans faute est venu du Japon avec de très belles séries, souvent tirées de mangas. Outre « Given » et « My beautiful man », j’ai beaucoup aimé l’humour de « The man who defies the world of BL » . Ils n’ont néanmoins vraiment percé qu’avec Kieta Hatsukoi. Même avec une mauvaise gestion de la diffusion internationale, ce BL japonais a fait mouche grâce à une jolie histoire et surtout un beau couple d’acteurs très talentueux : Michieda Shunsuke et Meguro Ren. Ces deux jeunes idols membres de groupes de Jpop nous ont enchanté dans les rôles de deux lycéens qui tombent amoureux à cause d’un malentendu autour d’une histoire de gomme. Le cute à son sommet.

Alors cette année a été riche et à la hauteur de mes attentes, même si la pandémie a bloqué la production d’une grande quantité de séries très attendues. Et j’ai bien contribué à la promotion des meilleurs dramas, via mes tweets, mes reviews ou mes montages vidéos. Je me sens maintenant pleinement membre de ce fandom un peu particulier et j’espère que ça durera encore très longtemps.

PS : Si tu veux me suivre et venir échanger avec moi autour des dernières séries BL diffusées, tu me trouveras sur Twitter là : @witch_drama

Sur les traces d’ITSAY à Phuket

Si certains partent en Thaïlande pour ses plages paradisiaques ou d’autres pour ses nuits animées, rares sont ceux qui comme moi y vont en pèlerinage. Oh rien de religieux à cela, si ce n’est la religion du drama.

Ce n’est pas la première fois que je visite un pays d’Asie à cause des dramas, mais là j’ai voyagé jusqu’à Phuket à cause d’UN DRAMA thaï nommé I Told Sunset about you. Cela ne dira peut-être rien aux non pratiquants, mais c’est une mini série de 2020 qui a été très appréciée par la communauté internationale des fans de BL et qui a reçu de nombreux prix. Un drama remarquablement réalisé par Naruebet Kuno (dit Boss) et joué avec talent par deux jeunes acteurs/chanteurs : Billkin et PPKrit.

Alors, bien avant de partir, j’avais bien entendu repéré les lieux du tournage sur internet et, jour après jour, j’ai effectué les visites associées. Sachant que beaucoup de lieux se trouvent à un même endroit, mais que certains autres se situent tout autour de l’île de Phuket. Je ne dis pas que j’ai tout fait, mais je n’ai pas raté les incontournables.

Ainsi débute le pèlerinage par une chaude journée de décembre via une excursion autour des sites remarquables de l’île où j’ai croisé mon premier lieu de tournage, mon préféré : la rue principale de la vieille ville de Phuket. Elle est inoubliable par son architecture sino-portugaise et ses bâtisses colorées. Après un premier arrêt photo au restaurant Kopitiam By Wilai où des garçons asiatiques posaient lascivement devant l’entrée, je me suis installée un peu plus loin pour essayer de photographier la rue. C’était presque comme si je pouvais y croiser Teh et Oh-Aew avec leurs chemises colorées déambulant sur un side car. Tout était là, même les guirlandes lumineuses au dessus de ma tête. J’avais peu de temps ce jour là, je me jurai d’y revenir un peu plus tard.

Dès le lendemain, je repère sur une carte qu’au sud je peux faire une halte sur deux lieux de tournage de la série : la très jolie petite plage de Yanui (ma préférée à Phuket) et le fameux Promthep cape où je me souviens que Boss Kuno, le réalisateur, avait jeté une larme en tournant la dernière scène du drama. Je m’y rends en taxi-meter et je fais une pose de quelques heures à Yanui. Après m’être restaurée au petit restau sympa tout proche, j’entreprends de gravir la cote qui mène au cap. Evidemment, en pleine chaleur ce n’est pas simple, mais pas aussi difficile qu’il n’y parait. Arrivée en haut, je me précipite pour aller immortaliser le lieu désiré reconnaissable à ses palmiers.

Puis, j’attends là patiemment, le plus à l’ombre possible, l’heure du coucher du soleil. J’ai failli abandonner vingt fois, mais je suis restée jusqu’au bout (un record pour l’impatiente que je suis). Hélas, de gros nuages sont apparus au mauvais moment et la photo tant attendue n’était pas aussi géniale que j’aurais pu l’espérer. Sinon, les guides n’avaient pas menti sur la foule qui se presse tous les soirs en ce lieu. Quittes de s’émouvoir devant le coucher du soleil, ce sont surtout les selfies qui les attirent. Certaines y vont avec leur plus belle robe et leur chéri les mitraille dans toutes les poses. C’est un spectacle amusant de les voir se mettre en scène.

Promthep cape

Un autre jour, n’y tenant plus, je décide de parachever ce pélerinage en me rendant de nouveau en taxi à Phuket old town. Là, j’enchaîne le petit temple chinois, l’hôtel On On et je m’installe à l’intérieur du restaurant Kopitiam By Wilai pour y déjeuner (et y prendre des photos). Beaucoup d’émotions et d’excitation m’envahissent tout à coup. J’ai l’impression d’être dans la série, les décors ont si peu bougé. J’imagine Teh assis à la table du fond et j’attends de voir Oh-Aew débarqué d’un instant à l’autre. Je pense que les amateurs ressentiront ces frissons aussi. Même si vous ne faites pas le voyage si loin pour ça, et c’est compliqué en ce moment, vous le faites grâce à ça. Et quand vous avez une passion comme moi, c’est juste génial.

Même si j’ai vite retrouvé mes réflexes de voyageuse solo, je me suis sentie par moment un peu seule. La Thaïlande c’est le genre d’endroit où les gens que tu aimes te manquent. Comme si tu étais alone au paradis et que tout le monde était resté en enfer. Boss Kuno m’a faite rêver, me renvoyant les images d’un Eden disparu. La réalité est moins romantique, même si en ces temps de COVID nombre de lieux sont déserts et qu’il est agréable d’y lézarder quelques heures. Le reste est bétonné à outrance, avec une ville de Phuket, hormis le quartier ancien, qui n’a aucun charme particulier.

Certaines plages sont pourtant belles et me donnent la nostalgie de mon île en Méditerranée, la plus belle du monde. Alors, je m’en suis retournée, satisfaite, mais pas triste de revenir pour autant. En 2021, j’ai repris le chemin des voyages, et ni le COVID, ni rien d’autre, ne pourront de nouveau m’arrêter.

Dramavore

Alors que Squid Game est devenu le plus gros succès de la plateforme Netflix, je vois de plus en plus de monde s’intéresser aux kdramas. Vous savez que je suis accro aux séries asiatiques depuis un moment déjà, mais là je crois que j’ai atteint un nouveau level en devenant Dramavore.

Alors, ce genre de maladie, ça te prend dès le matin au réveil où tu traînes ton iPhone jusque dans la cuisine. Pendant que tu trempes tes Krisprolls dans ton mug de chocolat, tu ne perds pas une miette du dernier drama que tu as commencé. Puis, repue, tu files dans la salle de bain où tu ne lâches pas des yeux ton mobile entre deux coups de brosse à cheveux et à dents. Arrivée au boulot, s’il n’y a personne dans l’open space, tu poursuis ton visionnage en loucedé. Tu reprends ensuite entre midi et deux. Trouvant un coin tranquille pour manger ton sandwich, tu avales en plus un épisode ou deux selon la durée. Le soir, rebelote après le repas en famille que tu expédies. Selon ta fatigue de la journée, tu avances dans ton feuilleton. Et en cas d’insomnie, tu sais quoi faire.

Le dramavore a-t-il une vie ? Il en a une oui, mais rythmée par les sorties de la semaine ou par une fameuse liste de dramas plus anciens qu’il doit ABSOLUMENT voir.

Ensuite, il te faut donner ton avis via une review, sur Twitter pour les plus fainéants dans mon genre, mieux dans un blog dédié que tu partages ou non avec d’autres adeptes. Quoiqu’il arrive, tu dois dans tous les cas échanger tes impressions avec d’autres membres de la secte.

Même si Netflix a popularisé les dramas dans nos contrées, les vrais amateurs ne peuvent se contenter de cette plateforme pour assouvir leur passion. Ainsi, peu à peu, ils s’abonnent à d’autres sites comme Viki qui sont dédiés aux séries asiatiques. Pour ceux qui sont à l’aise avec les sous-titres en anglais, ils peuvent aller taper direct sur les sites de streaming d’Asie avec ou sans VPN.

Il y a peu, au détour d’un tweet, j’ai compris qu’il y avait les dramavores « made in Netflix » et les autres, les anciens, les purs. Bref, les nouveaux arrivants énervent un peu comme des parvenus au milieu de la noblesse. De mon point de vue, il y a de la place pour tout le monde. Il faut juste que les avis de chacun soient respectés. Il y a des dramas que je n’ai pas vraiment aimés alors qu’ils étaient encensés par beaucoup. En matière de série, c’est comme pour les goûts et les couleurs, il y a des choses qui ne se discutent pas.

L’autre jour, je devais expliquer chez moi ce qu’était un drama. Parce qu’entre ceux qui avaient vu aux infos que Squid Game faisaient des ravages dans les cours de récré et ceux, à cheval sur la langue française, qui te soutiennaient qu’un drama ça doit forcément mal finir, il y avait quelques pendules à mettre à l’heure.

Un drama est une série asiatique. Le terme est souvent précédé d’une lettre précisant sa provenance. Ainsi on trouve un k pour les coréens, un j pour les japonais, un c pour les chinois… Il y a différents types de dramas comme il y a différents type de séries dans nos pays. Un drama n’est pas que de la romance.

Hometown Cha Cha Cha réunit la majorité de ce que j’aime dans un drama.

Ce que j’aime dans les (k)dramas :

  • Les histoires qui nous sont racontées. C’est souvent original par rapport à ce qu’on peut voir dans la production occidentale. C’est dépaysant et on en apprend toujours un peu plus sur la culture de ces endroits. Et ça nous donne ensuite l’envie de découvrir ces pays. Il y a fréquemment une critique assez féroce de la société et des inégalités dont souffrent certains citoyens. Même si cela peut ressembler à un exutoire jeté au bon peuple par des boîtes de production qui elles-mêmes participent au système qu’elles dénoncent.
  • Les personnages secondaires qui sont souvent bien écrits, joués et développés. Ces rôles sont campés par des spécialistes de l’exercice qu’on reconnaît de série en série.
  • Les scènes de famille qui sont souvent drôles ou émouvantes. Vue l’importance de la famille en Asie, ces scènes sont souvent sincères et réalistes. Ce qui les rends très crédibles et intéressantes.
  • Les beaux acteurs masculins, même si les actrices ne sont pas mal non plus. Généralement, le côté sexy passent par les hommes et il n’est pas rare de voir leur jolis bustes musclés. Il y a de nombreux grands acteurs talentueux ET jolis à regarder.
  • Les hommes qui pleurent. L’émotion passe par les regards, mais aussi par les larmes et ces messieurs n’en sont pas avares.
  • Les O.S.T. toujours soignées qui sont une part importante du drama.

Ce que j’aime moins :

  • Les scènes d’ivresse au Soju ou autre boisson alcoolisée. Il y a généralement une cuite qui fait avancer l’intrigue. Même si je ne trouve jamais ça ni drôle, ni sexy. Je mets ça sur le compte de la facilité scénaristique.
  • Les actrices qui surjouent dans le côté cute en prenant des voix de petites filles où sont volontairement nunuches. On a envie de les baffer tellement elles tapent sur les nerfs.
  • L’abus de scénarios autour de la vengeance. On les connaît tellement par-cœur qu’on devine déjà les twists dès les premiers épisodes.

Le jour où je suis devenue « stan »

C’était un moment hors du temps. L’un de ces moments où le coeur et l’esprit s’emballent pour une improbable raison. L’un de ces moments qui vous font des – beaux – souvenirs. L’un de ces moments qui valent d’être vécus. Pour simplement dire, j’y étais, et j’ai diablement kiffé.

Alors oui, tout avait commencé de façon habituelle. J’enchainais les séries BL depuis janvier 2021 avec plus ou moins de bonheur, essayant de slalomer entre les mignonnes et celles plus problématiques. Je tombais sur une petite série taïwanaise sans prétention nommée We Best Love. Elle était diffusée sur WeTV une plateforme de streaming asiatique. Au départ, rien de vraiment extraordinaire. Une histoire de lycéens ennemis qui tombent amoureux. Des acteurs plutôt beaux, mais sans plus.

Alors non, je ne sais comment tout cela avait vraiment commencé. Je sais que j’avais beaucoup aimé cette petite série et surtout le jeu très sincère des deux acteurs principaux. Sam est ce qu’on peut appeler un « idol » membre d’un groupe de garçons, il fait aussi l’acteur depuis quelques temps. YU était un inconnu. Mi japonais, mi taïwanais, il est principalement chanteur, mais débutait comme comédien.

Je n’avais rien vu venir. Surtout pas les manoeuvres de la société de production Result.Entertainment qui dès la fin de la première saison, nous avait attrapé par le colbac, bien décidée à ne pas nous lâcher. Bref, il n’y avait qu’un mois entre la première saison de 6 épisodes et la suivante. Il y avait comme un suspens entre les deux périodes, alimenté par un mini épisode spécial qui rajoutait plus de questions encore. Dans ce laps de temps, aucune journée sans que nous ne soyons alimentés par des photos, lives sur Instagram, évènements de fans service, scènes coupées, extraits de behind the screen. Bref, moi et mes semblables, de plus en plus nombreux, nous ne respirions plus. Nous étions nourris jusqu’à l’étouffement et heureux de l’être.

Etait-ce la faute de – nos – hommes, aussi sincères (bons acteurs) en dehors que dans la série ? Le fait est que je me souviens très bien du moment où tout a basculé. Du moment où je suis passée de la simple amatrice à quelque chose de plus fort. C’était lors d’un évènement de promotion où étaient diffusés en avant première les deux premiers épisodes de la saison 2. Le show se déroulait dans une salle à Taïwan, mais les fans locaux nous en avaient largement diffusé des extraits et photos. L’émotion des deux acteurs principaux était visible, l’un et l’autre jetant des larmes devant un public tout acquis à leur cause. Libéraient-ils toute la tension accumulée dans l’attente de l’accueil réservée à cette suite bien différente de la première ? Le fait est qu’ils étaient touchants nos petits Sam et YU. Et, comme je ne peux résister à un homme qui pleure – encore moins deux – ils m’avaient eu. J’étais attrapée. Baptisée et prête à devenir un membre actif toute destinée à promouvoir leur culte. Bref, j’étais devenue fan. Ou pour être plus dans l’air du temps, j’étais devenue « stan ».

Après c’était fini. J’avais perdu mon libre arbitre. Et, il n’y avait plus rien de raisonnable. Comme passer du temps devant un live où tu ne comprends pas un traitre mot, mais où juste les voir est un bonheur sans nom. Essayant de traquer leur plus belle expression et en faire une copie d’écran qui sera publiée sur Twitter avec des commentaires plein de superlatifs. Savoir que ton tweet sera liké par les autres « stan » et que ça t’en amènera d’autre. Car, ce qu’il y a d’intéressant dans ce culte, c’est son côté communautaire. Loin du plaisir solitaire d’amateur de séries asiatiques, tu sais que tu fais partie d’un petit club international. Chacun échange ses impressions, ses théories, ses sourires, ses émotions. Tu sais que tu n’es pas seul au royaume des nerds.

J’avais commencé les montages vidéos avant, mais ce sont Sam & YU qui m’ont vraiment inspirés pour me lancer vraiment et sérieusement dans cette activité artistique. Et à la différence de ceux que je réalise maintenant, les leurs étaient plein de scènes extraites des lives et autres évènements en dehors de la série. C’était juste, que pour moi, il y avait peu de différence entre SamYU et DeYi. Les deux garçons s’entendaient tellement bien, étaient si proches l’un de l’autre, qu’on ne pouvait distinguer les acteurs de leurs personnages. J’ai d’ailleurs fait mes meilleurs scores avec eux, car moi aussi, au delà de la qualité laissant à désirer de ces vidéos, j’étais sincère. Et, je n’en suis pas restée là. Outre les photos tournées en oeuvres d’art numériques, je les ai peints sur une vraie toile et ils m’ont inspirés en modelage, sans compter ma propre version de la suite de leurs aventures.

Aujourd’hui, la fièvre est retombée pour moi. Même si je suis toujours leur travail, les acteurs sont partis chacun de leur côté. Et moi ma vie de sériephile s’est poursuivie, mais sans qu’un tel coup de coeur ne se reproduise. Je vois toujours certains membres de la communauté qui restent coincés dans cette série, s’auto-nourissent de vieux extraits, décortiquent la moindre nouvelle photo, restent à l’affût de la plus insignifiante information ou rédigent des fanfictions pour faire perdurer la flamme. Quand je les observe, je me demande si j’étais vraiment stan ou si c’était juste une passade ? Le fait est qu’à la faveur de la diffusion d’une édition spéciale de la série, remontée avec des scènes coupées, j’ai retrouvé un peu des sensations de l’époque. Mon souffle coupé lorsque les acteurs s’enlacent, leurs scènes d’intimité plus vraies que nature. Je croyais que le feu était éteint, mais il y avait encore des braises. Il ne faudrait que des nouvelles de l’imminence d’une saison 3 pour que toute ma personne ne s’embrase à nouveau.

Boys Love Addiction – Outlaws of love

Une nouvelle vidéo qui donne une idée des séries BL que j’ai préférées jusqu’ici. On va retrouver des extraits de :

HIStory3 : Trapped (Taïwan)

We Best Love : N°1 for you & FightingMr2nd (Taïwan)

I Told Sunset About You (Thaïlande)

Until We Meet Again (Thaïlande)

To My Star (Corée du sud)

My Engineer (Thaïlande)

Musique : Outlaws of Love – Adam Lambert.

Si ça t’intéresse viens discuter avec moi sur mon compte Twitter dédié au Fandom Boys Love @witch_drama

Aux sources de l’addiction

Par une belle journée de juin 1983, mes yeux fascinés et mes oreilles encore hantées par la musique ensorcelante, j’ai quitté la salle qui projetait « Furyo » qui venait d’être présenté au festival de Cannes. Quelques semaines plus tard, j’y suis retournée (ce qui est très rare pour moi). A l’image de la rencontre entre l’occident et l’orient de ce film de Nagisa Ōshima, j’ai succombé à l’attraction, avant que cela ne tourne beaucoup plus récemment à l’addiction. Il s’agit du tout premier film asiatique dont je me souviens vraiment. Non pas que j’étais ignorante de ces contrées lointaines, mais elles avaient seulement la saveur agitée d’un dragon nommé Bruce Lee. Cette fascination, qui a grandi peu à peu, prend sa source, vous l’aurez compris, dans ma passion pour le cinéma. C’est bien au fond d’un fauteuil d’une salle obscure que cette attirance est née. Il y a très, très longtemps.

Furyo

J’ai toujours trouvé que les femmes asiatiques étaient très belles et pour moi Gong Li a toujours été la plus belle femme du monde. Au-delà de son charme évident et son grand talent d’actrice, j’aime la force qui se dégage d’elle dans ses films.

  • Adieu ma concubine (霸王別姬, Bàwáng biéjī) est un film sinohongkongais réalisé par Chen Kaige, sorti en 1993.
  • Épouses et Concubines (chinois simplifié : 大红灯笼高高挂, chinois traditionnel : 大紅燈籠高高掛, pinyin : Dà Hóng Dēnglóng Gāogāo Guà) est un film chinois réalisé par Zhang Yimou et sorti en 1991.

C’est avec Old Boy que je me suis prise de passion pour le cinéma coréen et l’esthétique coréenne en général. Ce film a été un choc. Un dépaysement total. C’était ce que je cherchais à voir. Un scénario original et une cinématographie percutante. J’en ai vu beaucoup depuis, mais c’est avec ce film que j’ai véritablement eu un coup de foudre pour leurs productions.

Old Boy

Indochine et L’amant sont sortis la même année 1992. A l’issue de ces films, les voyages des français vers le Vietnam ont dû grimper en flèche. C’est avec le souvenir de ces films, et de quelques autres vus bien après, que j’ai pris mon billet pour Hanoï. J’avais tellement rêvé de la baie d’Halong. Quand j’ai vogué en ces lieux mythiques et magiques, alors que je prenais la photo d’un coucher de soleil, j’ai pensé un instant que maintenant je pouvais mourir.

Avec Little Buddha, puis Sept ans au Tibet j’ai découvert la religion/philosophie Bouddhiste. Deux films occidentaux qui ont porté la parole du Bouddhisme d’une façon positive. Aujourd’hui j’ai sculpté mon propre Bouddha qui trône sur une étagère proche de moi. Je fais brûler un peu d’encens parfois dans un magnifique objet provenant de Corée et la magie opère. J’aime la sérénité et les vibrations que je ressens dans les lieux de culte là-bas. Je ne crois en rien, mais si je le devais, il n’y aurait pas photo.

Sept Ans au Tibet (Seven Years in Tibet) est un film d’aventure francoaméricanobritannique de Jean-Jacques Annaud, réalisé en 1997.

Little Buddha est un film de Bernardo Bertolucci sur le bouddhisme, sorti en 1993.

Les films de Wong Kar-Wai parlent des choses de la vie, mais sont réalisés avec un sens aigu de l’esthétisme. Il y a dans ses films la couleur des amours impossibles. Il y a aussi les jeux de regards qui disent tellement. Je suis plutôt nulle pour trouver les références à certains film, mais lui je les reconnais toujours.

Revenir aux sources, c’est remonter le fil du temps et constater qu’il a sacrément défilé bien vite. C’est revenir aussi sur des moments d’émotion et des joies éphémères. Sur ces petits temps où notre esprit s’envole vers des ailleurs exotiques. L’herbe n’est pas plus verte dans le pré asiatique, elle a juste la couleur d’un lieu où tu voudrais t’étendre, fermer les yeux et ressentir.