Treasure boy

Aujourd’hui, je me sens comme un aventurier des mers du sud ayant trouvé un trésor englouti. Un trésor fabuleux, seulement visible à mes yeux mais, que je ne peux ni toucher, ni emporter.

Je ne sais par quelle volonté de dieux maritimes en colère ce prodige trouve sa raison. Mais, leur malice est bien cruelle. J’ai tant navigué sur leurs flots déchainés, tant veillé de nuits à la recherche de phares improbables que je ne méritais pas cela.

Car, tel un Ulysse balloté entre leurs querelles infernales, j’ai erré des rives de la méditerranée jusqu’à la grande barrière de corail. J’ai cherché un graal, mais n’ai croisé que de pales imitations.

Jusqu’au au jour où, débarquant sur des rivages hostiles, j’ai trouvé et décrypté la carte menant à ce trésor légendaire. Peu après, plongeant dans des eaux troubles, j’ai enfin aperçu ses merveilles. Mais, même en tendant les bras, je n’ai pu m’en saisir.

A ce jour, ne trouvant toujours pas de solution pour contrer ce sort funeste, je voudrais me noyer. Je voudrais me laisser glisser dans l’abîme pour serrer à jamais dans mes bras ce miraculeux butin.

Pour te serrer pour l’éternité dans mes bras, toi mon trésor, mon tout, mon absolu.     980x_Fotor

La magie (noire) du net

J’ai convié ce soir la magie de la musique
et mes pensées s’envolent vers le pacifique.  
Là où tu vis, de l’autre côté de la terre.
Là où je te rêve si proche dans mes vers.
Et mes yeux ne peuvent quitter, c’est folie, 
les tiens sur ta photo que j’ai trouvée jolie.   
Le grand réseau réunit nos esprits d’enfants, 
et emporte nos coeurs dans un vent violent.
Mais nos âmes mêlées ne s’enlacent qu’un temps
comme punies par un maléfice permanent.
La matrice donne, va et reprend aussi vite
d’un clic qu’un dieu grec le fait d’un sort dans un mythe.   
Elle ne nous laisse que l’illusion des joies qui passent
et nous replonge dans la nuit qui nous embrasse,
seuls, nus et tristes dans le grand froid du néant,
Errant à jamais tels des fantômes inquiétants.  
Net(tes) Impressions  – juillet 2014