Quand tu traînes (encore) sur son blog

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Parfois, je traîne sur ton blog par nostalgie.

Nostalgie de ton univers, nostalgie de tes mots, nostalgie de ton âme qui vibrait à l’unisson de la mienne.

J’essaie d’y deviner ton état d’esprit, espérant, mais sans trop y croire, que tu penserais encore un peu à moi.

Mais, je n’y lis rien. Il n’y a que ta façade nue et cette carapace opaque que tu t’es forgée pour ne plus souffrir.

Et je ne peux avoir que des regrets pour ce qui aurait pu et des remords pour ce qui fut.

Et je n’ai que des soupirs pour les mots que je ne t’ai pas dis et des larmes pour ceux que tu n’as pas compris.

Le jour d’après

Quand tu comprends qu’il ne reviendra plus. Que tout est réellement fini entre vous. Que consulter en anonymous son blog Tumblr ne sert à rien. Que guetter un hypothétique message de lui est une perte de temps.

Alors, tu sais que plus rien ne sera plus comme avant. Que ce que vous avez partagé ensemble deviendra seulement des souvenirs. Des flashs imprimés dans ta mémoire qui s’effaceront peu à peu comme sur une vieille disquette périmée.

1e9af12a850ffd1bcb1e179ebf826a36          Et plus tard, des lieux et des mots te le rappelleront peut-être. Ils n’auront en tout cas pour toi plus la même signification, ni la même saveur. Jean Noir, tatouages, New York, sauna, livreur, bars gay, cocaïne, torse velu… Quand tu les liras, des images te reviendront. Celles rêvées. Celles réelles. Celles mensongères. Pour un temps, pour toi, elles auront la douceur de sa peau, le son de sa voix, le goût de sa bouche.

Le jour d’après, il ne te restera plus qu’à souffrir, un peu. Que tes entrailles se serrent un moment. Le temps nécessaire au sevrage. Et quand tu ne ressentiras plus rien, tu sauras que le poison de l’amour s’est évaporé. Qu’il ne brûlera plus tes veines. Qu’il ne hantera plus ton âme.
Et tu seras de nouveau vide. Car, rien ne pourra plus remplir cet abîme béant qu’est devenu ton coeur.