L’invitation au voyage

Les voyages forment la jeunesse. Ils forment à tout âge en fait. On peut déjà voyager dans notre beau pays, mais on peut aussi vouloir découvrir le monde. Ainsi, c’est dans ma prime vingtaine que je suis partie « loin » pour la première fois. D’abord dans des contrées assez proches, mais suffisamment exotiques pour en avoir l’ivresse. Puis, à mesure que je gagnais de plus en plus d’argent, je me suis envolée vers les lieux de mes rêves.

Qui part en voyage apprend beaucoup sur lui. Je suis partie seule et j’ai su que j’étais forte. Je suis partie seule par obligation et, ensuite, je suis partie seule par choix. Au final, je pense que l’unique voyage qui vaille c’est celui que l’on fait seule. Si tu viens quelque part avec seulement toi pour tout bagage, alors tu iras plus facilement vers les autres.

J’ai croisé des lieux sauvages et des cités modernes. Le monde, que je n’avais connu jusque là qu’au travers des films et des livres, était là devant mes yeux éblouis. J’en savais maintenant les sons et les parfums. Il était là dans toutes ses dimensions, dans toute sa réalité. Loin des cartes postales le monde est complexe. Il est plein de contraires. Il peut s’y côtoyer la plus grande pauvreté et les plus ostentatoires richesses. L’homme n’est ni pire, ni meilleur qu’ici. Il est l’humanité. Il est un tout.

J’ai croisé bien des sourires et je n’en garde que certains en mémoire. Ceux qui m’ont semblé les plus sincères. Je n’ai pourtant pas jugé ceux qui s’intéressaient seulement à mon argent. J’étais là aussi pour ça. Pour enrichir les habitants de ces pays, comme nous sommes aussi enrichis par ceux (très nombreux) qui visitent la France. Partout où je vais, je recherche seulement à chaque fois l’authentique, le spécifique ou l’étonnant.

A l’automne dernier, je suis partie à la découverte de l’Asie pour la première fois. J’ai choisi un pays qui m’avait toujours fait rêvé grâce au cinéma ou aux livres de Marguerite Duras : le Vietnam. Il y aurait tellement à dire de ce magnifique et joyeux périple, mais j’ai juste décidé d’en partager quelques photos commentées sur quelques bons moments. C’est une terre de beauté et de contrastes où j’ai particulièrement apprécié de photographier la vie. Bon voyage.

Buffle business aux abords d’un temple du nord Vietnam.
Ph. Julia Vernier. 2018.
Tombes collectives du musée d’ethnographie du Vietnam à Hanoi. Ph. Julia Vernier. 2018.
Ballade en barque avec une batelière agile de ses pieds près de Ninh Binh (dite baie d’Halong terreste).
Ph. Julia Vernier. 2018.
Pécheur de rivière près de Ninh Binh. Vietnam. Ph. Julia Vernier. 2018
Au sortir d’une grotte sous laquelle la rivière circule près de Ninh Binh (par moment il fallait s’allonger tellement la voute était basse). Vietnam. Ph. Julia Vernier 2018.
Village flottant de pêcheurs au milieu de la baie d’Halong – Baie d’Halong – Vietnam. – Ph. Julia Vernier. 2018.
Marchande de légumes à vélo au milieu du tumulte de la ville. Hanoï. Vietnam. Ph. Julia Vernier 2018.

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