BTS à Paris le 17 juillet 2026 : mon expérience

Je l’avais toujours dit : « Si je dois voir un groupe de KPOP un jour ce sera BTS ou rien ». J’ai attendu des années, mais c’est finalement arrivé ce 17 juillet 2026 à Paris. Mais j’avoue que c’était une expérience avec pas mal de stress au préalable. Impossible de se pointer à un tel évènement en touriste.

Facteur de stress n°1 : avoir un billet

Alors l’aventure a commencé bien avant le concert avec l’achat du membership me permettant d’essayer d’obtenir un billet pour un concert. A vrai dire, la vente était si stressante que je me suis contentée de ce que le site a bien voulu m’offrir soit d’une catégorie 2 pour le 17 juillet. Le groupe a tellement de fans les ARMY que je ne me sentais pas d’aller trouver mieux, alors que je n’étais là que pour vivre une expérience hors du commun.

Je connais néanmoins le groupe depuis longtemps, car qui ne sait pas qui est BTS quand il a déjà visité la Corée et regarde des K-dramas (et accessoirement des KBL) à longueur de journée depuis des années. C’est juste le groupe le plus célèbre de Corée, voire du monde. Cependant, je n’ai vraiment découvert et aimé leur musique que depuis Map of the soul et ses déclinaisons. J’ai beaucoup écouté ces titres pendant le confinement lié à la COVID lorsque je faisais ma marche quotidienne. Je ne me considère pas comme une Army, juste une personne qui aime ce qu’ils font. J’adore leur dernier album ARIRANG. Et j’apprécie aussi les personnalités de l’ensemble des membres, même si mon chouchou est J-Hope. Son style et son sourire. Et sur scène quelle présence !

BTS à Paris le 17 juillet 2026 – Photo Djoulf 2026

Facteur de stress n°2 : faire des freebies qui ne plaisent pas

Alors cette fois je me suis lancée dans la confection de freebies. J’avais toujours tellement la honte de ne rien faire alors que j’avais le temps et suffisamment de dextérité pour produire des petits trucs. C’était notamment le moment de mettre en pratique ma passion pour la bijouterie. Donc, j’ai produit des charms et des porte-clés ainsi que des noeuds de chance / des papillons avec de la paracord. J’ai appris les techniques sur Youtube et Instagram. Pour compléter chaque freebie, j’ai rajouté des petites pc cards commémoratives que j’ai conçues et faites imprimer. Et pour les échanges, j’ai fabriqué en plus des badges aux couleurs d’ARIRANG. Le jour J, j’ai commencé ma distribution dans le métro 14 où une jeune femme m’a fait un joli sourire en voyant toutes mes décos de sac aux couleurs d’ARIRANG. Je lui ai donné un de mes freebies et elle était toute contente. Ça m’a un peu décontractée pour la suite. Ensuite, j’avais peur de ne pas pouvoir passer les 1ers contrôles de sécurité avec mon carton plein (d’autant que j’avais vu un tweet comme quoi c’était interdit). Mais au final, j’ai ouvert mon paquet et expliqué aux filles de la sécurité ce que c’était et que j’étais venue les donner. Elles m’ont laissée passer sans problème et ensuite j’ai attaqué dans la foulée la distribution. Évidemment, ce n’est pas passé inaperçu et je n’avais pas fait la moitié d’un côté du stade que je n’en avais plus. Heureusement, j’en avais gardé quelques-uns à distribuer pour les échanges dans la file d’attente et à l’intérieur du stade. J’avoue que c’était un peu hard quand ils sont plusieurs à te sauter dessus, même si j’ai évité d’être un point fixe. Mais j’étais suivie à la trace. Les plus drôles : les darons qui traquaient les freebies pour leur fille.

Facteur de stress n°3 : obtenir un peu de merch avant le concert

N’étant pas parisienne, il n’était pas possible pour moi d’aller acheter du merch dans l’un des points de vente prévus dans la capitale. Et pour le jour même, j’avais déjà suffisamment de boulot avec mes freebies. Du coup, j’ai acheté en ligne sur Weverse une casquette, mais comme les army bombs étaient sold out, je suis passée par un site qui était censé en avoir et c’était très très long. Mais bon j’ai fini par recevoir ma casquette et mon lightstick dans les temps. Mais même si ce couvre chef m’a bien servi lorsque le soleil a atteint ma tribune, l’army bomb n’a pas fonctionné automatiquement. Du coup, je me demande si on ne m’a pas vendu une contrefaçon pour le prix d’une vraie (qui me semblait vraiment originale pourtant car elle se connectait bien à l’appli). Même si j’avais eu des doutes vu l’état du carton à l’arrivée. Après analyse détaillée à mon retour avec des gens qui ont fait des comparaisons détaillées, elle a bien les caractéristiques d’une contrefaçon. Notamment, elle ne garde pas la mise à jour requise et reste en 1.0. Du coup j’ai fait défiler les couleurs à l’ancienne. Mais au bout d’un moment ça m’a soûlé et j’ai préféré prendre quelques photos et vidéos.

Facteur de stress n°4 : emmener tout ça à Paris

Déjà trimballer tout ce bazar jusqu’à Paris, ce n’était pas simple. Comme j’allais dans la famille par la suite, j’avais aussi pas mal de cadeaux à emmener. Du coup, côté tenues, j’ai fait au plus simple. Heureusement que c’est l’été. J’en profite pour féliciter les Army avec des outfits incroyables que j’ai pu admirer dans les rangées et dans le stade. Il y avait beaucoup de rouge, de blanc et de noir. Les couleurs d’ARIRANG. Perso j’étais en full noir basique.

Into the sun au Stade de France – Photo Djoulf 2026

Facteur de stress n°5 : ne pas me tromper dans les fanchants

Autre stress, le fait que je ne connaisse pas toutes les chansons par coeur, même les fanchants. Il a fallu que je les apprenne et même après des semaines ce n’était toujours pas fluide. Du genre ça coince dans l’enchaînement : Kim Seokjin! Min Yoongi! Jung Hoseok! Bon, bref, on ne fera pas de moi une vraie ARMY, mais j’ai fait ce que j’ai pu. Même quand je vais voir mes groupes de rock préférés, je ne connais pas les paroles, juste quelques passage et les refrains. Donc, des chants en coréen, tu oublies. Je pense que la dernière fois que j’ai pu chanter tout un concert, ça remonte au siècle dernier.

Au final je n’ai pas été trop honteuse, surtout avec les titres d’Arirang. Et j’ai bien crié, bougé et hurlé des popolopopo comme tout le monde.

BTS à Paris le 17 juillet 2026 – Photo Djoulf 2026

Facteur de stress n 6 : les « terribles » Army

Les Army sont le fandom de BTS et elles/ils représentent une force immense. Comme je vois souvent passer des clash sur Twitter, je m’inquiétais de leur accueil vis à vis d’une ajumma et novice comme moi.

Mais j’avoue qu’elles ont été adorables. A chaque fois que je perdais un truc, il y en avait toujours plusieurs qui m’aidaient à les ramasser. Et les filles qui étaient autour de moi pendant le concert étaient enthousiastes, mais respectueuses.

J’ai toujours eu des sourires avec mes sacs customisés. Et même le lendemain, j’ai croisé une army étrangère qui a reconnu les logos de BTS et avec qui j’ai échangé sur le concert. Franchement, c’est magique ça. Et c’est dommage de lire des tweets rageux au lendemain de la part d’inter qui critiquent. Perso, quand je suis à l’extérieur je garde mon drapeau dans mon cœur et je chante les chants du pays en question (si si).

BTS à Paris le 17 juillet 2026 – Photo Djoulf 2026

Le concert en lui-même était un grand spectacle qui fait honneur à la Corée et à ses traditions. Mais de mon côté du stade, au début le soleil nous plaçait dans une sorte de contre jour où il n’était pas aisé de bien voir le groupe, ni sur la scène, ni sur les écrans. C’est bien dommage ce démarrage si tôt à 19:30. Je pense que la nuit avec toutes les army bombs allumées ça doit superbe visuellement. Rien qu’avec 30 mn de plus le show D2 l’a confirmé, mais, hélas, je n’y étais pas.

Je n’ai pas vraiment été surprise sur le spectacle en lui-même parce que je l’avais déjà vu au cinéma et je savais à quoi m’attendre côté set list et effets visuels. Mais j’avoue qu’en réel c’est encore plus beau et impressionnant. Les feux d’artifice, les flammes sur la scène, les projections de confettis rendent l’ensemble magique. Un très grand show qui mérite d’être vu et entendu, que tu sois army ou pas. Même si le groupe privilégie le chant à la danse maintenant, ils sont très loin d’être statiques (et ils dansent encore beaucoup). Surtout ils ont un charisme et un talent de fou sur scène. Ils ne sont pas devenus si célèbres pour rien. Par ailleurs, j’ai été scotchée par les chants des Army Fr (et autres) présentes dans le stade. Des reines (et rois) qui savent s’époumoner sur toutes les paroles, même celles des fameux titres surprises du jour. Je fais rarement des videos, mais j’ai enregistré une partie de body to body en souvenir.

Mes moments préférés sont le chant arirang, le tour du stade des garçons, les gens filmés qui passent sur l’écran avec leurs pancartes et la causerie de la fin avec les membres qui parlent en français (et disent des mots gentils du genre Paris est imbattable). On a même vu passer Macron et Brigitte en gros plan avec leurs army bombs. On ne peut pas faire plus de récupération que ça, même si c’est flatteur pour le groupe. Ils ont pris des sifflés et des cris de surprise. Un mot sur l’espagnole avec sa pancarte qui a été huée. C’est juste lié au foot et à tous les propos racistes de son ex premier ministre reçus avant le match. Faut pas en faire tout un fromage. Les baguettes ne sont pas si mauvaises.

BTS à Paris le 17 juillet 2026 – Photos Djoulf 2026

Ce concert clôt en beauté mon expérience BTS ARIRANG. Un grand moment de communion. J’ai adoré voir des mères et leur fille (ou fils) en concert. Cela doit être extraordinaire de vivre ça. Bon maintenant que j’ai pu admirer les rois, je suis prête pour en voir plus côté KPOP et je vais tester le Music Bank à Barcelone (et Park Bo-gum).

Laisser un commentaire