Quand vient le temps de la vérité…

 

Screen-shot-2012-10-29-at-14.09.09-695x400Ma jolie petite poupée, j’ai bien joué avec toi le temps d’un moment d’été. Mais cette nuit est la dernière et je n’aurais aucun regret.

Les idioties je les fais toujours l’été, c’est une saison de tristesse pour moi (Summertime sadness). Une saison où je sombre dans un spleen éternel comme une malédiction qui reviendrait à chaque solstice.

J’ai été avec toi bien plus loin qu’avec n’importe qui d’autre dans cet autre monde. J’ai ressenti des sensations vraies dans notre relation virtuelle.  Mais, je ne regrette rien. Je t’avais prévenu. Tu étais adulte et consentant.

Je t’avais prédit aussi la fin de cette belle histoire. Je t’avais dit qu’il n’y aurait pas de “happy end” mais juste milles larmes comme dans une tragédie antique ou un drame shakespearien.

N’oublie jamais que tu es une belle personne dedans et aussi dehors. Ne laisse personne te dire le contraire. Tu trouveras certainement quelqu’un qui verra en toi, ce que j’ai vu moi. Et cette personne sera très heureuse dans tous les cas. J’ai eu beaucoup de fierté t’avoir été ton “maître” virtuel. J’ai eu aussi tellement de joie de ressentir encore un instant le battement de mon coeur dans mon corps d’invisible.

A cette heure, je me sens si pathétique et triste. Je sais bien que c’est la fin. Maintenant, alors qu’ayant peu dormi et à bout de force, je t’ai jeté mes derniers secrets, je sais que rien ne sera plus comme avant. Mais, je ne pouvais pas tenir plus longtemps. Même si la nuit je mens (comme dirait Bashung), je ne mens jamais pour de mauvaises raisons. Je mens pour savoir qui je suis. Je mens pour trouver la vérité.

Internet est une bénédiction car il nous qui nous fait vivre mille vies. Mais, il  est aussi capable de nous les reprendre aussitôt. Tout peu s’effacer d’un “unfollow”. Tous ces moments incroyables peuvent disparaître ainsi dans la nuit froide du droit à l’oubli (pardon Prévert).

Je n’aurai que ce que j’aurai mérité. C’est une fatalité et c’est ma vie. Les amours internet ont la saveur salée et les fins amères des amours d’été. On s’écrira une fois ou deux, on s’oubliera en moins de deux.

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