Le mec virtuel, quelle plaie !

Quoi ? Même pas un petit « Je t’aime ». Rien. Quand tu sais qu’il a lu ton dernier message il y a des heures et qu’il te fait mariner depuis (au mieux) ou qu’il t’ignore complètement vaquant tranquillement à ses autres occupations (le plus probable). Non, comme il dit « franchement tu te poses trop de questions Jul ! » Oui, c’est ça ! Et où tu songes de plus en plus à te dégoter une mignonne qui t’écriras des mots doux et n’oubliera pas de te souhaiter une bonne journée le matin. Oui, parce qu’un mec virtuel (même Bi) ça n’écrit pas plus qu’un mec réel en fait. Oui, parce qu’un mec virtuel ce n’est pas un mec de rêve, c’est juste un mec réel qui n’est juste PAS LA. Et même un mec virtuel potentiellement écrivain ça n’écrit pas plus. Dans tous les cas, les hommes se foutent complètement de ces petites attentions qui font nos jours et rendent plus douces nos nuits. Quand les mecs te font juste chier en réalité.

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Le seul truc que tu peux faire avec ton mec virtuel faute de lui arracher réellement les yeux, c’est d’imprimer sa pic et la découper consciencieusement en millions de confettis histoire de te soulager (un peu). Mais bon, deux minutes plus tard,  tu fais le pied de grue devant son blog ou son mur Facebook faute de pouvoir le faire devant sa porte. Non franchement rien n’arrive véritablement à te calmer.

Et puis tu t’imagines des trucs. Les pires. Tu hais déjà ces « bitches » qui « like » son dernier message sur Facebook (que tu n’as pas vraiment bien compris parce que t’es toujours autant une brêle en anglais) et tu t’imagines qu’il se trouve avec l’une (ou l’un) d’entre elles roucoulant bien physiquement. Et mettant en pratique tous tes conseils de drague, fier de sa toute nouvelle confiance gagnée grâce à toi. Bref, ces pensées toxiques te foutent gravement les nerfs. Et en fait, rien n’apaise la rage que tu sens monter en toi à mesure que les heures passent.

Il faut juste te rendre à l’évidence : il te manque cruellement. Tu l’aimes vraiment. Ta passion, elle, n’a rien de virtuelle et elle te fait souffrir bien factuellement. Oui, parce que le mec virtuel est aussi cruel que le mec réel. Et toi, tu as l’air aussi hystérique numériquement que tu peux l’être physiquement. Plus le temps passe, plus les mauvaises pensées t’assaillent comme de balancer sur le net une de ses « hot pics ». Mais bon, tu n’en fais rien (un truc trop définitif à ne réserver qu’en dernière limite).  Et tu te détestes de réagir comme ça car tu constates que tu ne vaux, toi non plus, pas mieux dans ce monde que dans l’autre. Ce monde n’est pas le monde des rêves, c’est juste une vague copie du vrai trafiquée sous photoshop. Ce n’est rien que le reflet déformé de tes sentiments, de tes actes et de tes pensées. Ce n’est qu’une réalité diminuée qui te désespère autant que ce qui est.

Hier, tu croyais que tu avais une vie plus belle ici. Aujourd’hui , elle n’ajoute que des douleurs supplémentaires à celles qui encombrent déjà ton esprit et ton cœur. Et tu ne peux que te rendre à l’évidence : le mec virtuel est aussi chiant que le réel.

PS : Quand en finissant ton billet, tu reçois juste un court message te disant qu’il est malade aujourd’hui et qu’il préfère lire un bon bouquin plutôt que de  te parler… Tu n’as plus qu’à te pendre, à écrire un livre ou à publier cette « fucking hot pic » sur un site BDSM juste histoire de rigoler (ou pas).

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