La magie (noire) du net

J’ai convié ce soir la magie de la musique
et mes pensées s’envolent vers le pacifique.  
Là où tu vis, de l’autre côté de la terre.
Là où je te rêve si proche dans mes vers.
Et mes yeux ne peuvent quitter, c’est folie, 
les tiens sur ta photo que j’ai trouvée jolie.   
Le grand réseau réunit nos esprits d’enfants, 
et emporte nos coeurs dans un vent violent.
Mais nos âmes mêlées ne s’enlacent qu’un temps
comme punies par un maléfice permanent.
La matrice donne, va et reprend aussi vite
d’un clic qu’un dieu grec le fait d’un sort dans un mythe.   
Elle ne nous laisse que l’illusion des joies qui passent
et nous replonge dans la nuit qui nous embrasse,
seuls, nus et tristes dans le grand froid du néant,
Errant à jamais tels des fantômes inquiétants.  
Net(tes) Impressions  – juillet 2014

Etes vous prêt pour la révolution numérique ?

L’autre jour j’ai pu allier passion et travail lors d’une manifestation sympathique organisée par le représentant local de mon employeur.

En gros, j’ai contribué à la diffusion de la culture numérique au sein de mon entreprise. Dans ce contexte, j’ai choisi le réseau pour lequel j’ai le plus de connaissances (expertise ?) comme support de communication à savoir Twitter.

J’avais déjà pu constater que même au niveau des personnes les plus averties, l’usage que je fais du RS va déjà beaucoup plus loin que la grande majorité des Twittos présent sur le réseau. Depuis peu, j’utilise un compte spécialisé pro pour tweeter avec mes collègues et plus largement apporter ma modeste contribution à la promotion des meilleurs produits de ma boîte. Je le fais volontairement, sans intérêt particulier, juste de bon coeur.

Alors que l’entreprise comme beaucoup s’engage dans la révolution numérique, je me suis dit que je pouvais participer, au même titre que les collègues de la génération Y, à l’acculturation nécessaire à l’objectif visé. J’ai, par curiosité et plaisir, fait l’effort de maîtriser les réseaux sociaux et même d’en avoir un avis en matière usage. C’est de nouveau avec beaucoup de joie que je peux maintenant faire partager cette activité extra-professionnelle au sein de mon activité pro.

Outre le vocabulaire et les principales fonctionnalités, j’ai présenté des exemples de tweets et de sujets qui peuvent être tweetés dans notre cadre pro.

Au passage, j’ai pu noter des comportements suivants face à l’outil et à ses usages :

Le catégorique : 10%. Il connaît le réseau social mais, pour lui, il est hors de question qu’il ouvre un compte pro et encore moins qu’il tweete pour l’entreprise.

L’allergique : 10%. Il refuse de se former au numérique et le fait savoir bruyamment. En fait, pour lui internet n’a aucun intérêt. C’est encore un truc inventé exprès pour faire suer les salariés (ben voyons). On en aura toujours, faut juste savoir les gérer.

Le curieux : 20%. Il a ouvert des comptes sur tous les réseaux sociaux mais il n’en fait rien ou alors il ne sait pas quoi en faire. Il a pu apprécier dans ce cadre, les exemples de tweets. Maintenant, il a des idées pour alimenter sa TL et donc exister réellement sur les réseaux.

L’anxieux : 10% – il irait bien mais il a peur d’écrire des bêtises. Il voudrait une charte de bon usage, histoire de ne pas se tromper. Même si l’entreprise lui fait confiance dans son usage, il a peur des conséquences d’un tweet (syndrome Trierweiller ?). Il faudra peut-être pour attirer cette population, se fendre de quelques petits conseils (qui existes partout) ça diminuera leur stress.

L’enthousiaste : 10% – il a déjà un compte sur un autre RS et a créé son compte dans la foulée de ma prez. Maintenant, il sait ce qu’il peut faire avec. Je sens que ça être de plus en plus drôle de tweeter au boulot avec certain(e)s 😉

Le bon élève : 20% – l’entreprise et ses managers lui disent qu’il peut, s’il le veut, se former et être présent en toute responsabilité sur certains réseaux sociaux, il va s’organiser pour y aller afin de ne pas apparaître has been. J’avais un argument massue pour les attirer : la présence du TOP management sur le réseau et la possibilité pour eux de se faire remarquer (et donc d’en tirer un avantage à terme).

Le débordé : 20% – il irait bien, il a rien contre mais, il n’a PAS une minute à lui pour aller checker quelques tweets durant sa pause café ou clope. C’est à croire qu’il n’y a QUE moi qui m’ennuie dans des réunions sans intérêt 😉 Ils conviennent au bout d’un moment que c’est surtout une question d’organisation mais, l’argument doit sans doute masquer une des quatre premières typologies.

Voilà mes premiers retours sur cette activité de communication.  Je pense que ce ne sera pas la dernière fois que je publierai des réflexions autour de cette passionnante révolution numérique.

Sinon, maintenant que je suis sortie du bois, je suis repérée comme archi connectée et ça vanne gentiment. Mais, pas plus que sur Twitter. Alors, j’ai la réplique humoristique pleine d’auto dérision à leur renvoyer du tac au tac. Comme ici, en fait.

Pourquoi j’ai abandonné Facebook

Ne m’en veuillez pas les « amis » mais, cela fait un moment que j’ai abandonné Facebook. Je sais que je suis partie comme une voleuse et que vous avez le droit à quelques explications.



Le manque de temps  

Même si je passe plus de temps que de raison sur Internet, entre les blogs, Twitter, Instagram, Pinterest et quelques incursions sur Google+, je n’ai pas le temps de tout lire. Même quand on utilise tous les outils possibles pour aller plus vite, il est humainement impossible d’être partout. J’ai bien essayé un temps de publier sur Facebook mes tweets. Mais, cela n’avait aucun sens. Même si depuis peu Facebook s’est mis au # (hashtag),  certaines publications y avaient l’air complètement décalées.  

Trop d’amis tue l’amitié
C’est vrai que j’ai été un peu trop boulimique sur ce réseau social. Et trop d’ « amis » tue l’amitié. Le principal intérêt et avantage de Facebook par rapport à d’autres réseaux sociaux ce sont les échanges. Cette interactivité est perdue lorsqu’il y a trop de monde.  On arrive plus à connaître les gens et au final on s’ignore. C’est dommage.

L’interface mobile de Facebook me rebute

J’utilise principalement mon smartphone en journée pour me connecter sur les réseaux sociaux. Même si la toute dernière version présente une nette amélioration, je trouve que l’appli mobile de Facebook est touffue et illisible. Bref, je n’ai pas envie d’y aller. En cela la simplicité de Twitter est un avantage (même avec l’arrivée du fil bleu qui agace). 

Facebook ce vendu qui abuse de vos données personnelles

Les informations publiées sur Facebook peuvent être utilisées contre vous. Même si j’ai toujours fait attention, Facebook est maintenant très utilisé par de nombreuses personnes pour en savoir plus sur vous.  J’ai même lu quelque part qu’une banque avait refusé un crédit à quelqu’un sous prétexte que ses « amis » Facebook n’étaient pas solvables. Non mais où va-t-on ? Facebook se goinfre de nos données personnelles. C’est son fond de commerce. Quand on le sait, on fait avec. Tant que c’est juste pour tenter de vous fourguer des trucs dont vous n’avez pas besoin, ce n’est pas dramatique. Mais lorsque c’est pour disposer d’une gigantesque base de données où la terre entière serait fliquée et ceci volontairement, c’est une autre histoire. Je ne peux croire Zuckerberg aussi machiavélique (ou peut-être un peu). Cependant, depuis l’affaire PRISM, je me pose des questions et je relis cet article ci et celui-là sous un autre angle. 

Alors, faut-il supprimer son compte Facebook ?

Je n’ai pourtant pas supprimé mon (mes) compte(s). Plus qu’un sursaut de la firme de Zuckerberg en faveur des libertés publiques, je pense qu’il vaut mieux maintenir son compte et le maîtriser plutôt que de ne pas y être. Cela pourrait paraître suspect pour certains et d’autres pourrait être tentés d’usurper votre identité. Et puis prendre des nouvelles de la famille et des vrais amis éloignés par ce canal de temps en temps c’est bien pratique.

Dis raconte moi ton pseudo

De façon rėcurrente reviennent des articles de blog concernant l’anonymat des internautes.

Si certains s’ėlèvent contre cet anonymat synonyme pour eux de dėrives homophobes ou racistes à l’instar des hashtags répugnants qui sévissent sur Twitter, d’autres y voient une liberté indissociable du net. D’autres gardent leur pseudo car il fait partie intégrante de leur identitė virtuelle et de leur histoire dans le monde numérique.
Ainsi, sans vouloir y cacher des choses plus que de raison, ils y cherchent une liberté de s’exprimer dégagée de tout jugement lié à la catégorie sociale, au genre ou à l’âge.
Ils ne souhaitent pas non plus être quelqu’un d’autre. Personnellement, ma bio me résume. Je n’ai rien caché de mon genre, ni de mon métier, ni de mes goûts. J’ai juste gardé un nom que j’ai choisi au fil du temps passé sur le Web. Il est la somme des mes expériences, la carte de visite de ma prise de parole numérique. 
Comme je l’ai déjà écrit, j’ai pas mal déconné lorsque j’ai mis les pieds sur le net. J’ai joué de l’anonymat pour voir jusqu’où je pouvais aller. J’ai bien rigolé avec ça mais j’ai aussi frémi lorsque j’y ai croisé des gens masqués bien moins intentionnés. Alors, je me suis dit qu’il fallait que j’arrête la comédie pour être juste moi. Aussi, j’ai créé un compte Facebook à mon vrai nom. 
Cependant, bien vite, être moi voulait dire avoir des convictions politiques, vouloir aussi donner mon avis sur la gestion RH de mon entreprise…bref des tas de choses que tu ne fais pas sans conséquences plus ou moins graves dans ta vie réelle.  D’autant plus lorsque tu travailles dans le numérique où ce genre d’outils est fréquemment utilisé pour mieux te connaître (recruteurs, commerciaux, concurrence…).
J’ai donc pris un pseudo et ajouté un nom prénom tout aussi inventé. Mon identité virtuelle s’est construite de mes canulars sur un site où je me nommais  » Jul » .  Je l’ai juste féminisé pour devenir Julia. Pour le nom, j’ai repris la signature apposé au pied d’un témoignage qui avait fait la une d’un site info online. Le journaliste avait repris en l’état mon long commentaire sous un billet et l’avait inséré dans un de ses articles. Ma plus grande fierté à ce jour.
Maintenant, cette identité, c’est moi, ici. Je signe partout de ce même pseudo. Je ne joue plus aucun rôle, j’y vis seulement.

Twittos, mythos et fachos

Depuis que je suis sur le net, je constate tous les jours que la réalité dans ce monde là est bien différente de celle de l’autre.

Ainsi, l’anonymat aidant, certains se créent des identités numériques bien éloignées de celles IRL. En effet, quoi de plus facile de de passer pour quelqu’un d’autre. Après tout, le net, ne connaît ni le genre, ni l’âge, ni le physique, ni la situation sociale d’un internaute. Ainsi, comme l’indique cet article sur les mensonges du net, les hommes mentent le plus souvent sur leur taille et les femmes sur leur poids.  On ne connaît de vous que vos écrits et ce qu’ils peuvent dire de vous. Sur le net, il n’y a simplement que de pures âmes naviguant sur les eaux de la toile.

J’ai moi-même joué de cette facilité pour essayer de comprendre le net, mais aussi pour avoir le plaisir de devenir quelqu’un d’autre. C’est une sensation comme de jouer au théâtre ou plus simplement de revenir à l’enfance. A une époque où tous les destins étaient possibles.

Ainsi, parmi les mythos de ma Time Line Twitter,  il y a cette @mariewalch qui se fait passer pour quelqu’un travaillant à Europe1 mais qui pourtant n’est connue de personne là-bas.

Il en va ainsi des innombrables fakes de personnalités connues qui pullulent sur Twitter.

Néanmoins, au delà des petits mensonges anodins de ces mythos rigolos, d’autres sont là pour mentir à dessein dans un but plus inquiétant.

Comme dans cette incroyable histoire narrée par un Twittos qui a croisé sur sa TL, une étrange jeune femme. Cette personne travaillait en fait pour une société qui analyse les réactions de gens sur Twitter. Quand un truc pareil vous arrive, il y a de quoi devenir parano (Cf. l’article on vous-observe-sur-twitter).

D’autres sont là pour semer leur venin. Comment ne pas parler de @Linformatrice, ce phénomène twitterien qui arriva comme un cheveu sur la soupe durant la torpeur estivale. Se faisant passer pour une journaliste obligée de garder l’anonymat, cette dernière nous balance à longueur de journée des infos de l’AFP relookées à sa sauce. Cependant, voilà au milieu de ses tweets se cachent ses propres convictions politiques nauséabondes.  Dès son arrivée, nous avons été nombreux à alerter sur « elle ». Depuis la semaine dernière le blogueur @antennerelais croit l’avoir démasquée et l’a largement fait savoir (Cf. @Linformatrice démasquée : c’était l’extrême droite). Pour lui c’est bien l’extrême droite ce que confirment certains des tweets de cette manipulatrice. Le phénomène survit encore sur le net mais ses propos ne sont plus que rarement relayés.

C’est que la manipulation est inhérente au web comme de tout média. Internet est un outil d’information comme peuvent l’être la télévision ou la presse. La seule différence, c’est qu’il est actuellement possible de contrôler les TV ou la presse mais qu’il n’est pas (encore) possible de contrôler le web (et c’est heureux). 

De ce fait, plus encore qu’IRL, il faut se méfier des inconnus. Même si écrire, génère une sorte d’intimité avec l’autre et donne peu à peu l’impression d’établir des relations proches, en réalité elles ne le sont pas. L’écran masque bien des choses et lorsqu’on se rencontre en réel, on comprend mieux la personnalité de l’autre. Le langage non verbal est très important, les gestes, la façon de parler, l’apparence… Sur internet, on a pas vraiment de repères même si on peut déduire beaucoup de choses de la manière d’écrire. Les risques de tomber sur un psychopathe sont très limités, il ne faut pas exagérer, mais il faut rester prudent. 

Au final, n’oubliez pas que vous êtes tout de même à l’abri derrière vos claviers. Là, c’est plus facile, si quelqu’un vous ennuie, bloquer le. Pour moi, les internautes ont tout intérêt à faire eux même le ménage avant que les autorités politiques ou économico/technologiques ne le fassent à leur place. Parce que là, au delà de la liberté des mythos ou des fachos, ce seront toutes nos libertés qui seront menacées.

Alors ici, comme ailleurs, ouvrez l’oeil (et le bon).

Le pouvoir des avatars

Example Photo Type What They Want
You to Think
The Truth
Blurry Artistic Has acne, possibly moustache if female
Anime Eccentric, possibly Japanese Computer programmer
Holding some sort of alcoholic beverage Fun, laid back There has never been a photograph taken of them where they weren’t holding an alcoholic beverage
Very closely cropped Enigmatic Fat
Dude jamming on guitar He’s in a popular band and rocks out all the time Unemployed
Close-up of breasts, usually in bustier Sexy and naughty Fat
Face at strange, usually downward, angle Eccentric, possibly supermodel Unattractive; this is the only good picture of them ever taken
Dark, brooding Doesn’t care Dangerous, possibly a pirate
Cartoon character such as Bugs Bunny or Tweety Bird Cute, playful Immature, probably fat
Guy with beard sitting on couch Sits on the couch a lot,
has a beard
Sits on the couch a lot,
has a beard
humour et avatar


Répondant à un interlocuteur qui lui demandait ce qu’était un avatar, un internaute a écrit : 


« Un avatar c’est avant tout un point de repère visuel. Cela permet
tout de suite de mettre un nom sur un visage (euh non un pseudo sur un avatar).
I.R.L. nous avons l’habitude d’un contact visuel avec un interlocuteur
et sur un forum ou un réseau social c’est la même chose. »
J’ai moi-même utilisé plusieurs avatars avant de trouver celui qui me convenait le mieux, ou du moins celui qui correspondait à ce que je voulais dire et représenter de moi.


Quand j’ai débarqué sur la toile, j’ai choisi un dessin d’un jeune homme sombre tiré d’un manga. Autant dire que je ne faisais pas recette sur les forums avec cette figure inquiétante. J’avais aussi l’impression que ce que j’écrivais alors se confondait avec l’image ténébreuse. A savoir : choisit-on l’avatar en fonction de son état d’esprit du moment ou se conforme-t-on au final avec la représentation de soi ? 

Par la suite, j’ai opté pour un avatar cartoon. Il s’agissait d’un bon gros chat bien sympathique amateur de lasagnes. Avec cette apparence, j’ai pu rapidement améliorer mes relations avec les autres membres et j’ai atteint le but que je m’étais fixé sur le site en question. L’avatar sélectionné avait été la clé pour entrer. Sans le savoir j’avais découvert le pouvoir des avatars. Et par la suite j’ai su que le choix d’une image cartoonesque était totalement recommandée par les spécialistes pour créer une atmosphère fun et délicieusement régressive autour de vous (Cf. John Suler’s The Psychology of cyberspace )

Par la suite, alors que j’ai souhaité véritablement prendre les choses (un peu) au sérieux au travers de la rédaction d’articles sur le web, j’ai soigneusement cherché l’avatar « totem » dont je souhaitais m’approprier les vertus. Pour cela j’ai retenu un dessin de papillon mauve. Dans la symbolique le papillon représente l’âme débarrassée de son enveloppe charnelle essayant d’atteindre la sagesse. Voilà pour la qualité recherchée. La couleur est clairement là pour rappeler mon appartenance politique. Au final étant une femme et fière de l’être, j’ai cherché un symbole féminin bien girly.

Depuis quelques années, la mode est maintenant aux avatars humains. Avec la volonté de Google+ de mettre un terme à un certain anonymat, je me suis dit cette fois que je devais faire un effort pour apparaître en « réel ». Enfin, en réel dans cette réalité là.  Mais, là attention à la pose choisie car elle en dit beaucoup sur vous ou sur ce que vous voulez qu’on pense de vous comme le montre ce graphique tiré d’ un article de Fast Company.
L’intérêt de ces avatars et des informations qu’ils donnent sur la psychologie des internautes qui les utilisent est maintenant en cours d’exploitation par les marketeurs (1). Ils y voit là un moyen pour bâtir des stratégies de commercialisation virtuelles. En ciblant les personnalités au travers des avatars, ils espèrent ainsi atteindre plus facilement les consommateurs qui sont derrière. 


Alors, vous voilà prévenus. La prochaine fois que vous voudrez changer d’avatar réfléchissez…ou pas.